Lasbat, Pierre

Biographie


Ancien sergent au 69e régiment de ligne, réformé en 1815 sans retraite ni pension pour cause de blessures. Il travaillait chez Chemin, marchand de balanciers, 4, rue de la Ferronnerie. Le 27 juillet, son patron lui donna des armes, et Lasbat dirigea les barricades de la rue puis combattit rue Saint-Denis, au Louvre et aux Tuileries. Il ne sollicita qu’en 1831 la décoration de Juillet. Sa demande était apostillée de plusieurs signatures. La première, de Milterot, demeurant 5, charnier des Innocents, qui précisait : « Je certifie que le pétitionnaire est sorti le 27 juillet, en armes, et qu’il a donné des preuves de son dévouement pendant les trois jours, tant aux Tuileries qu’au Louvre et à la rue Saint-Denis. N’a rentré qu’après toutes les affaires, dans un état très fatigué. » La deuxième, signée de Chemin, marchand de balanciers, électeur du (ancien) IVe arrondissement, demeurant 4, rue de la Ferronnerie, qui précisait : « J’atteste avec grand plaisir que le sieur Lasbat s’est vaillamment conduit dans les trois jours de notre glorieuse révolution de juillet. Dès le premier jour, je lui donnais des armes et je l’ai vu diriger les barricades de la rue de la Ferronnerie. Ce brave homme, ancien militaire, employé dans mes ateliers depuis huit ans, est digne par sa bonne conduite et sa moralité de la plus grande recommandation. » La troisième, signée de Chevalier, électeur, demeurant 113, rue Saint-Denis ou 183, rue Saint-Denis : « Je certifie avoir vu le sieur Lasbat se distinguer le 28 juillet devant ma porte, rue Saint-Denis n° 113 ou 183 illisible. » La quatrième, signée de Peyry illisible, électeur, demeurant 6, rue de la Ferronnerie : « Je certifie avoir vu M. Lasbat armé le 27 juillet sortir de chez M. Chemin et l’avoir vu aussi travailler aux barricades. » La cinquième, signée de Chevillard-Rosier, demeurant 4, rue de la Ferronnerie : « Je, soussigné, certifie que le sieur Lasbat s’est conduit avec le plus grand courage dans les journées de Juillet et qu’il est digne par sa bonne conduite des bontés de Sa Majesté. » La sixième, signée de Guilleminot, négociant, demeurant 117, rue Saint-Denis : « Je certifie que M. Lasbat, mon locataire depuis quelques années s’est toujours bien conduit et même distingué dans les journées de juillet 1830. » Il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Archives nationales F/1dIII/61.

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