Lauret, Emile

Biographie


Né vers 1804 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). Commis voyageur de la maison Milius frères et Cie, 21, rue des Blancs-Manteaux. Il participa à la prise des Tuileries puis partit à Bayonne, comme officier auprès du général Qiroga. Ayant été « un des premiers à voler à la défense de nos libertés et de nos droits », mais « absent de Paris au moment où la Commission des récompenses nationales fut instituée », il ne sollicita la décoration de Juillet que le 10 août 1831, dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, joignant plusieurs certificats à sa demande. Il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions avoir vu près de nous le sieur Lauret, Emile, diverses fois dans les mémorables journées de Juillet, notamment à la prise des Tuileries, où il s’est battu en vaillant patriote et conduit d’une manière digne d’éloges. » Signé, le 10 mars 1831 : Berthier ; Levieux, chasseur à la 4e compagnie de la VIe légion de la garde nationale, demeurant dans le quartier Saint-Martin-des-Champs ; Perdoin ; Favre, Louis, capitaine, demeurant dans le quartier de la place Vendôme, qui attestait de plus l’avoir vu « dans différentes affaires se comporter en brave ». Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, officiers et sous-officiers, gardes nationaux du 1er bataillon de la VIIe légion de la garde nationale de Paris, certifions que le sieur Lauret, Emile, d’Orthez Basses-Pyrénées, grenadier dans ledit bataillon et voyageur de la maison Milius frères et Cie, rue des Blancs-Manteaux n° 21 à Paris, fut un des premiers à se faire inscrire sur les contrôles de son quartier, un des premiers qui s’habilla et s’équipa complétement, que depuis l’organisation de la garde nationale jusqu’au mois de novembre, époque à laquelle ses affaires l’appelèrent loin de Paris, il déploya pour tous les services un zèle, un dévouement et une aptitude dignes de tous les éloges ; qu’il se recommande par son excellente conduite, ses sentiments patriotiques, sa belle tenue et son ardent attachement au nouvel ordre de choses. Nous certifions enfin qu’il mérite d’être appuyé particulièrement par ses camarades et recommandé aux bontés de Sa Majesté. » Signé, le 7 mars 1831 : Mlius jeune, grenadier, demeurant dans le quartier du Mont-de-piété ; Drago, lieutenant, demeurant dans le quartier du Mont-de-piété ; Lobjeois, chef de bataillon, demeurant dans le quartier du Mont-de-piété ; Segoud, porte-drapeau, demeurant dans le quartier du Mont-de-piété ; Thibault, sous-lieutenant, demeurant dans le quartier Sainte-Avoye ; Tugot, A., sergent-major, demeurant dans le quartier des Arcis ; Ameline, demeurant dans le quartier des Arcis ; Lehieulle, demeurant dans le quartier du Mont-de-piété ; Perrot, sous-lieutenant, demeurant dans le quartier des Arcis ; Bardou, sergent, demeurant dans le quartier des Arcis ; Ledouble, capitaine ; Leroux, capitaine, demeurant dans le quartier des Arcis ; Milius, demeurant dans le quartier du Mont-de-piété ; Bourbouze, capitaine ; Durandeaux, demeurant dans le quartier Sainte-Avoye ; Colin (dont la signature n’est pas légalisée...). Le quatrième certificat, ainsi rédigé, à en-tête de la garde nationale d’Orthez : « Le commandant soussigné déclare qu’ayant été requis de se rendre à Salies, avec son bataillon pour y apaiser une sédition, M. Emile Lauret s’est empressé de venir lui offrir ses services et a demandé à prendre l’habit d’un garde national malade et à le remplacer ; que le commandant y ayant consenti, M. Lauret a marché avec le bataillon et s’est conduit en excellent citoyen. » Signé, à Orthez le 21 janvier 1831 : Marrast, Achille. Le troisième certificat, délivré, le 25 novembre 1830, par Antonio Qiroga, général en chef, qui attestait que Lauret s’était présenté comme officier de cavalerie à Bayonne pour prendre part à la libération de l’Espagne. Il demeurait 9, rue Neuve-Bourg-Labbé 6, rue de Lancry en 1831. Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives de la préfecture de police AA 397.

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