Lauvergniat, Michel

Biographie


Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant, sans doute daté de janvier 1831 : « Les soussignés attestent sur l’honneur à qui il appartiendra que Michel Lauvergniat, domicilié rue du Marché-Neuf n° 12 à Paris, s’est comporté en vrai Français dans la mémorable semaine, où il a combattu avec vaillance pour la conquête de la liberté, qu’il l’a fait avec désintéressement ; que n’ayant pas d’armes ni de munitions il a tout fait pour s’en procurer ; qu’enfin pendant les trois jours il n’a cessé de combattre et quoique époux et père il n’a pas calculé les chances du péril et a éprouvé une perte qui quoique faible est trop sensible pour sa position. Il mérite par sa conduite l’estime de tous les bons Français. » Suivaient les signatures de : Trouvier illisible, demeurant 1, rue du Marché-Neuf, qui ajoutait : « Je certifie avoir prêté à M. Lauvergniat, rue du Marché-Neuf, un fusil le 27 juillet 1830. » De Caussin, demeurant 16, rue de la Barrillerie, qui le reconnaissait comme un homme d’honneur et de probité et qui s’était conduit avec vaillance dans les journées de Juillet. De Brousse (voir Brousse, Joseph, Grégoire), fabricant de cadres, demeurant 9, rue de la Ferronnerie, qui ajoutait : « Je certifie avoir vu le sieur Lauvergniat proche le Palais-Royal et qui faisait le devoir d’un bon Français. » De Lemaignan ou Lemaignon, marchand de meubles, demeurant place du Palais, qui ajoutait : « Je certifie que le sieur Lauvergniat pour un homme d’honneur et de probité et qu’il s’est bien comporté dans les journées de juillet 1830. » De Bollard, demeurant 10, rue du Marché, qui ajoutait : « Je certifie que dans la nuit du 28 au 29 juillet 1830 des homme malintentionnés sont entrés chez moi de force armés de pioches, voulant agir de violences envers moi et mon épouse et que le sieur Michel Lauvergniat s’est exposé à me porter secours. » De Perruchon, demeurant 26, rue du Marché-Palu, qui ajoutait : « Je certifie que le sieur Michel est connu pour un bon citoyen dans le quartier. » De Brun, demeurant 8, rue du Marché-Palu, qui ajoutait le connaître pour « un bon citoyen, digne de foi ». De Boime illisible, demeurant 8, rue Notre-Dame, qui certifiait le connaître pour un « bon citoyen, ami de sa patrie ». De Charlier, qui ajoutait : « Je certifie que le nommé Lauvergniat, dans les nuits du 28 et 29, a travaillé avec zèle aux barricades où j’étais présent. » De Bidault, marchand de couleurs, demeurant 4, rue du Marché-Neuf, qui ajoutait que Lauvergniat était connu dans le quartier « pour un honnête citoyen, ami des honnêtes gens ». De Béjot, demeurant rue de la Juiverie, qui certifiait que Lauvergniat était « connu dans le quartier pour un honnête homme et bon citoyen » De Page, qui le connaissait pour « un homme de probité ». Il demeurait 12, rue du Marché-Neuf en 1831. Archives de la préfecture de police AA 397.

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