Lavigne, Jean-Baptiste
Biographie
Il fut soigné à l’hôpital des Incurables femmes depuis le 4 août jusqu’au 15 août et en sortit guéri selon le billet délivré par l’hôpital. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Je suis arrivé à Paris le 27 juillet. J’ai vu les attroupements aux environs de la halle. L’on demandait des armes. Je me suis mis dans le nombre. Nous sommes allés au quai de la Ferraille à la porte d’un armurier. Nous voulions enfoncer la boutique du marchand mais lui les a jetées par la croisée et j’ai reçu un sabre sur le front, qui m’a blessé. Ayant obtenu un sabre, l’on s’est mis à crier Voilà les gendarmes d’élite. Une partie de mes camarades se sont sauvés. Comme il y avait peu de temps que je sortais du service militaire, j’ai fait face. Nous nous sommes sabrés les uns et les autres. J’ai reçu un coup de sabre sur l’épaule, qui m’a mis hors de combat. Les gendarmes ont poursuivi leur marche [jusqu’à la porte Paris ça veut dire quoi ce jusqu’à la porte Paris ?]. Ayant été blessé, je me suis retiré chez mon frère à Berny. J’ai resté huit jours à me panser moi-même. N’allant pas mieux, je suis revenu à Paris. J’ai obtenu un billet d’hôpital aux Incurables femmes. Je suis resté onze jours. J’ai demandé ma sortie et je suis retourné à Berny, me croyant guéri. J’en étais encore loin et je ne le suis pas encore. Ayant appris que l’on donnait des récompenses aux blessés, je me décide, par le manque d’ouvrage, à réclamer mes droits. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il demeurait chez M. Etienne postillon, à Berny près de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) en 1830. Archives de Paris VK3 47.