Le Roux, Jean-François
Biographie
Libraire. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Le 7 septembre 1831, il adressait le détail suivant de sa participation aux combats de Juillet : « […] Le 27. Depuis 10 heures et demie du soir jusqu’au lendemain 6 heures, il a tenu en respect et seul le poste des Suisses rue Colbert et les a empêchés de tirer sur le peuple, qui abattait les lanternes. Le 28, à 6 heures et demie du matin, il est allé au café du théâtre Feydeau faire délivrer les armes qui appartenaient à ce théâtre. Le même jour, il s’est occupé à faire des barricades autour de la Bourse, au Palais-Royal, où il désarma deux Suisses, qu’il fit prisonniers et qu’il conduisit à la Bourse. Le même jour, il a fait rendre toutes les armes aux armuriers de la rue de Cléry ; de là, il s’est transporté au poste Cadet, à la porte Saint-Denis, sur les boulevards, rue Montmartre, place des Victoires et à la prise des Tuileries, le 29. Le 29, il a parcouru les quartiers les plus dangereux. Il est revenu par la rue Neuve-des-Petits-Champs à midi pour jeter des pavés sur les troupes royales. Joint à tous ces faits, le sieur Le Roux, en sa qualité de libraire, est une des victimes des ordonnances de Louis XVIII. M. Barthe, présentement ministre de la Justice, était alors son défenseur. Il ose espérer, messieurs, que vous daignerez prendre sa demande en considération en le mettant au nombre des braves qui ont combattu pour notre liberté. » Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille, de Notin (voir Notin, Pierre), en tant que décoré du (ancien) Ve arrondissement, qui précisait : « Je certifie avoir vu M. Le Roux sur les boulevards, rue Montmartre et place des Victoires et qu’il était animé du plus grand courage. » La deuxième apostille de Salel, Hippolyte (voir ce nom), décoré de Juillet, demeurant 12, rue Boucher, qui attestait les faits contenus dans la lettre de Le Roux comme conformes à la vérité. La troisième apostille, de Lerosey, libraire au Palais-Royal. Il demeurait 15, passage Colbert en 1831. Archives de la préfecture de police AA 398.