Lefrançois, Louis, Théodore
Biographie
Gérant d’une maison de commerce, 7, rue Neuve-Saint-Eustache. « Un des premiers à former des barricades et à organiser les moyens de défense », il sollicita, en mai 1831, la décoration. Les fatigues qu’il avait éprouvées à la suite de sa participation « altérèrent tellement sa santé qu’il fut obligé d’avoir recours à un médecin ». Sa demande était apostillée par Lefrançois, Ch., capitaine commandant la 1re compagnie de grenadiers du 1er bataillon de la IIIe légion de la garde nationale, demeurant lui aussi 7, rue Neuve-Saint-Eustache ; Richard, J.-B., 1er chef du 1er bataillon de la IIIe légion de la garde nationale, demeurant 11, rue Neuve-Saint-Eustache ; Loubers, colonel de la IIIe légion de la garde nationale. Il joignait à sa demande un certificat attestant qu’il avait « dans les journées des 27, 28 et 29 juillet donné l’exemple de la plus grande activité et s’est dévoué tout entier à la chose publique, [et] que les fatigues qu’il a éprouvées lui ont sensiblement altéré la santé ». Signé : docteur Favre, chevalier des ordres du roi, demeurant 19, rue Charlot ; Franconin, 1er chef du 3e bataillon de la Ve légion de la garde nationale, demeurant 12, rue Mauconseil ; Trillard aîné, 2e capitaine de la 1re compagnie de grenadiers du 1er bataillon de la IIIe légion de la garde nationale, demeurant 7, rue du Cadran ; Denys, 1er chef du 4e bataillon de la Ve légion de la garde nationale, demeurant 12, bd Saint-Martin qui ajoutait que Lefrançois était « frère d’un ancien officier de l’ex-garde impériale (voir sans doute Lefrançois cité plus haut, N.D.A.), sa position inspire le plus vif intérêt » ; Encelain, avoué au tribunal civil, sous-lieutenant de la 1re compagnie du 1er bataillon de la IIIe légion de la garde nationale, demeurant 26, rue Neuve-Saint-Eustache ; Dècle, négociant et grenadier, demeurant 7, rue Neuve-Saint-Eustache ; Dru, négociant, demeurant 7, rue Neuve-Saint-Eustache ; Schlumberger, négociant ; Jonault, Auguste, demeurant 7, rue Neuve-Saint-Eustache ; Gouré, négociant, demeurant 8, rue Neuve-Saint-Eustache ; Delbourg, négociant, demeurant 3, rue Neuve-Saint-Eustache ; Fumey, négociant, demeurant 7, rue Neuve-Saint-Eustache ; Veyrier, rentier, demeurant 5, rue Neuve-Saint-Eustache ; Laurent, propriétaire, demeurant 26, rue des Trois-Bornes ; Hocheder, sergent à la 1re compagnie de grenadiers du 1er bataillon de la IIIe légion de la garde nationale, demeurant 19, rue Neuve-Saint-Eustache ; Saillenfest, sergent à la 1re compagnie de grenadiers du 1er bataillon de la IIIe légion de la garde nationale, demeurant 36, rue Neuve-Saint-Eustache ; Jooss, propriétaire, demeurant 2, rue des Frondeurs ; Douinet, négociant, demeurant 29, rue Neuve-Saint-Eustache ; Esnault-Pelterie aîné, propriétaire et résident de la maison où demeurait Lefrançois, 7, rue Neuve-Saint-Eustache, qui attestait « en outre que le susnommé a commencé la première barricade de la rue Neuve-Saint-Eustache lors des événements de Juillet » ; Brebant, grenadier, demeurant 10, rue Neuve-Saint-Eustache, qui ajoutait : « Je déclare, comme ayant pris part aux travaux des barricades que monsieur Lefrançois nous en a donné l’exemple. Je certifie en outre qu’il y a huit ans que je le connais comme voisin et qu’il n’a cessé de mériter mon estime. » Le docteur Gremilly, médecin, demeurant 36, rue Neuve-Saint-Eustache, attestait avoir donné des soins à Lefrançois par suite des fatigues qu’il avait éprouvées dans la semaine de juillet. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 7, rue Neuve-Saint-Eustache en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1.