Lefrançois, Pierre, Alcibiade
Biographie
Né vers 1803 à Monteney-Paveux (Calvados), fils aîné de Lefrançois, François, André, journalier. Bonnetier. Il fut tué d’un coup de feu reçu dans l’estomac, le 29 juillet à la prise du Louvre. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. On trouve dans son dossier plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie atteste que Pierre, Alcibiade Lefrançois, bonnetier, est tombé mort à mes côtés le 29 juillet à la prise du Louvre, d’un coup de feu dans l’estomac. » Signé : Martin, fabricant de bas, demeurant 2, rue de la Parcheminerie. » Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que Pierre, Alcibiade Lefrançois a disparu le 29 juillet 1830 à la prise du Louvre, à laquelle j’étais présent. » Signé : Louine, coiffeur, demeurant enclos Saint-Jean-de-Latran. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que Pierre, Alcibiade Lefrançois travaillait chez moi depuis un an, en qualité d’ouvrier bonnetier ; qu’il est allé aux affaires des 27 et 28 et qu’il a disparu le 29 juillet. Suivant le rapport d’un de mes ouvriers, il a été tué à la prise du Louvre. » Signé, le 25 novembre 1830 : Lauret, fabricant de bas, demeurant 2, rue Fromentel (sic). Suivaient les signatures de : Lecler ; Lalliat ; Latour-Després. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que Pierre, Alcibiade Lefrançois ayant pris part aux affaires des 27 et 28 n’ayant pas reparu vu qu’il a été tué d’un coup de feu. » Signé : Leblond, ouvrier de M. Lauret. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que Pierre, Alcibiade Lefrançois, qui logeait chez moi, rue de la Parcheminerie n° 2, a disparu le 29 juillet 1830. » Signé : Honoré. Les parents reçurent un secours de quatre-vingt-dix francs, le 3 décembre 1830, un secours (par l’intermédiaire de Bassand ou Bassaud, imprimeur en taille douce, qui demeurait 2, rue de la Parcheminerie) de soixante francs, le 28 janvier 1831, un secours de soixante francs, le 18 mars 1831, un secours de soixante francs, le 18 avril 1831, un secours de soixante francs (par l’intermédiaire de Bassan, voir ce nom), le 18 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de quinze francs, le 18 août 1831, un secours de quinze francs, le 18 septembre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait 10, rue de la Parcheminerie (in Archives nationales F/1dIII/62) en juillet 1830 ; ses parents, 2, rue de la Parcheminerie in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et in Archives de Paris VK3 30 (mais c’est l’adresse de Bassan, fondé de pouvoirs in Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, ascendants, état rectifié) ou au Havre (Seine-Maritime) en 1830-1831. Pourquoi les parents (François, André Lefrançois et Legentil), ne sont-ils pas pensionnés ? ils sont indiqués comme pensionnés in Archives de Paris VK3 55. Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VK3 19, lettre en date du 11 août 1831 de la préfecture de la Seine (dans laquelle la préfecture s’étonne de ne pas trouver le nom de l’ascendant sur les états) ; Archives de Paris VK3 19, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris, état nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie (sous les noms de Lefrançois et Legentil) ; Archives de Paris VK3 31, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de combattants tués en juillet 1830 (ancien) XIe arrondissement (ascendants) ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, une liste de morts ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, ascendants, état rectifié ; Archives nationales F/1dIII/62. Pourquoi n’est-il pas sur la colonne de Juillet ? Le père, Lefrançois, André, n’est pas pensionné...