Lemaire, Pascal, André, Philippe

Biographie


Propriétaire à Palaiseau. En 1831, il sollicita la Croix de Juillet, adressant à l’appui de sa demande des pièces justificatives (qu’il réclamera par la suite). Ces pièces attestaient qu’il avait eu « le bonheur de sauver du péril trois militaires maintenant très dévoués à leur souverain et qui infailliblement ne feraient plus partie de vos armées si je ne les eusse arrachés à la populace acharnée ». Les certificats étaient ceux signés par les trois militaires, qui attestaient la conduite de Lemaire : Sallabery, Michel, caporal au 3e régiment d’infanterie légère, témoignait ainsi que Lemaire « est intervenu le premier, au moment où j’étais moi et deux autres caporaux du même régiment, tous les trois étant sur le pont Royal le 30 juillet 1830, étant au milieu d’une foule du peuple prêts à être jeté à la Seine. Le sieur Lemaire s’est emparé le premier de moi, qui était le plus menacé ; étant parvenu à nous sauver, il a tiré une pièce de quinze sols de sa poche pour faire une collecte, qui a servi pour nous acheter des cocardes tricolores et il nous a lui-même jusqu’à la première boutique et il nous a mis les cocardes. » Les deux autres caporaux, Goitino et Benin lui délivrèrent le même certificat. N’ayant pu obtenir cette décoration, il sollicita en 1833, la décoration de la Légion d’honneur, pour sa conduite en 1814, attestée par les habitants : « Le 4 avril 1814, plusieurs cosaques avaient pillé et maltraité les habitants de la commune de Clamart, arrondissement de Sceaux (département de la Seine). Les habitants, exaspérés, dispersèrent les maraudeurs, excepté un seul qui parvint à s’échapper. Il allait porter l’alarme au camp des ennemis situé à Fontenay-aux-Roses et sans doute les représailles de ces hordes féroces auraient été terribles mais Pascal, André, Philippe, Lemaire, qui passait sur la route de Châtillon, saisit le fugitif et lutta avec lui jusqu’au moment où les habitants de Clamart vinrent s’en emparer. » Signé, le 2 mai 1833 : Caillet, Jean-Louis, propriétaire, demeurant au petit Bicêtre à Clamart, comme témoin des faits. Il demeurait 31, rue de Vaugirard de 1831 à 1833. Archives de Paris VD6 633 n° 1, correspondance générale, demandes de décorations et médailles ; Archives nationales F/1dIII/63.

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