Lemor
Biographie
Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le seul nom de Lemor sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Lenioz ou Lenior, Charles, Henry, faire le changement ?), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 48, rue du Faubourg-Poissonnière en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement. Il y a dans Notes et Jugements de la Chambre de 1830, publiés par la société Aide-toi le ciel d’aidera, Paris, Garnier-Pagès, juin 1831, p. IV un Lemore, qui faisait partie de la délégation que Perier préféra recevoir seul et du haut de ses escaliers, pendant la réunion des députés qui eut lieu le mardi 27 juillet vers 14 heures à son domicile. Le dialogue entre la délégation et Perier était ainsi retranscrite in Histoire de France des 27, 28, 29 juillet 1830, extraits du journal la Tribune, 16 juin 1831, Marrast, p. 9 : « Que voulez-vous, messieurs ? L’un des jeunes gens. Monsieur, nous venons, au nom d’une association considérable, et nous portant forts pour toute la jeunesse, offrir aux députés une garde qui protégera leurs délibérations partout : nous sommes décidés à prendre les armes. Perier interrompant. Eh ! messieurs, messieurs, y pensez-vous ? Voulez-vous donner à vos ennemis le droit de vous accuser d’un tort ? Rapportez-vous-en à nous ; mais surtout, point d’imprudence... Vous ne gagnerez pas votre bataille dans la rue. Un jeune homme. Eh bien ! c’est égal, nous y mourrons ! M. Perier. Vous y mourrez inutilement. Croyez-vous que leurs précautions ne sont pas bien prises ? Toutes ces imprudences nous seraient mortelles : ne sortons pas de la légalité. »