Lépine, Nicolas, François, Joseph
Biographie
Né le 17 juillet 1806 (mais en 1805 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Paris. Carreleur. Il est répertorié (sous le numéro 1161) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, a transporté deux barils de poudre de la poudrière. Le 29, à Babylone ; il a battu le briquet pour allumer la mèche du canon. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 8 mars 1831, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille, six voix pour une mention et aucune voix pour rien. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1837, sujet à « de fréquentes attaques d’épilepsie […] et sa femme à la veille d’accoucher », il sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Ouvrier carreleur. Il travaille aussi quelquefois sur les ports, comme journalier. Sa position n’est pas heureuse. On le dit fort tranquille et d’une conduite régulière. » En 1839, père d’un enfant, sa femme enceinte, « dans la plus affreuse détresse », il sollicita de nouveaux secours. Il reçut trente francs de secours en 1839. En 1840, père de deux enfants, « sans aucunes ressources », il sollicita de nouveau des secours et obtint vingt-cinq francs. Il mourut le 24 mai 1841. Sa veuve, Guisambart, née vers 1816, bijoutière en faux, laissée seule avec un enfant de cinq ans, reçut vingt-cinq francs en 1841 et la même somme en 1842. La police rapportait sur elle : « […] N’est pas heureuse, on dit du bien de sa conduite et de sa moralité. » Il demeurait 6, rue des Lyonnais (mais 5, rue des Lyonnais in Archives de Paris VK3 34) en 1831 ; 12, rue des Anglaises à l’Observatoire de 1837 à 1839 ; 54, rue de Lourcine en 1840 ; sa veuve 67, rue Mouffetard en 1841 ; 64, rue Royale-des-Deux-Moulins en 1842 ; boulevard de la Gare, rue du Chevaleret en 1843. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 1161) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés et liste des demandes de secours posées auprès de la mairie ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 8 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/63.