Lepreux, René, Jean, Louis
Biographie
Né le 4 août 1811 à Vincennes (Seine). Journalier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous les prénoms de Jean, René dans les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, il donna procuration à Serrin, propriétaire et maire de Neuilly, pour toucher en son nom cent francs lui revenant de cette Commission ; ce que Serrin fit le 24 janvier 1832. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il était alors sous les drapeaux. Sitôt après la révolution, il s’engagea au 36e ou au 37e régiment de ligne et fit la campagne d’Afrique. Pendant son service, il se fit distinguer en sauvant la vie de son capitaine ; il eut aussi, par suite d’une frayeur, une crise d’épilepsie. Il fut réformé en 1840 du 2e de ligne, à cause d’une maladie de poitrine. En 1840, devenu cordonnier, mais depuis longtemps sans ouvrage, il sollicita des secours. La police donna sur lui comme renseignement que sa femme était polisseuse et sur lui-même que « sa conduite et sa moralité ne laisse rien à désirer ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840, et de quarante francs en 1841. En 1842, père de deux enfants en bas âge, « toujours malade et sans fortune, […] dans la dernière des positions, faute d’ouvrage, tous ses effets au mont-de-piété », il sollicita de nouveaux secours et obtint vingt-cinq francs en 1842, quarante francs en 1843. En 1844, « presque toujours malade », sa femme sans état, il obtint de nouveau quarante francs en 1844, la même somme en 1845 et vingt-cinq francs en 1846. En 1847, « sans ouvrage depuis trois mois, marié et père de deux enfants de cinq et six ans », il reçut vingt-cinq francs. En juin 1848, alors qu’il demeurait rue Bourtibourg, le dossier fait apparaître deux circonstances obscures : en voulant retenir son épouse, il aurait eu le bras fracassé, ce qui l’empêchait de travailler ; il aurait aussi refusé de rejoindre les rangs des insurgés mais fut cependant amené à l’hôtel de ville pour être fusillé. Il vit devant lui fusiller trente-cinq personnes mais eut la vie sauve. A la suite de cette circonstance, sa femme était devenue aliénée. Lui-même, « par suite de la révolution que lui causa cet acte de barbarie, […] fut atteint d’attaques de nerfs, qui se renouvellent trois ou quatre fois par semaine. » Il reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1850, la police indiquait sur son compte : « […] Se livre continuellement à la boisson et ne veut pas travailler. Il a quitté son logement, rue Bourtibourg n° 26, en laissant quatre-vingts francs de dettes. Il a donné sa médaille de Juillet en gage. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1850. En 1852, les mêmes sources indiquaient qu’il était entré à Bicêtre comme épileptique et qu’il « est dans une situation précaire, il a tenu une conduite régulière pendant qu’il demeurait rue d’Austerlitz, n° 46. Il n’est pas en état de s’occuper de politique ». Il reçut un secours de cinquante francs en 1853, de la même somme en 1855. Il était le fils de Lepreux, Quentin. Il demeurait 5, rue Paixans en 1831 ; 39, rue Transnonain, chez son père, en 1831 ; 21, rue des Gravilliers, chez son père, de 1840 à 1843 ; 74, rue Vieille-du-Temple en 1844 ; 26, rue Bourtibourg en 1847-1849 ; 32, rue Neuve-Saint-Laurent ou 8, impasse Ronce barrière des Amandiers à Charonne en 1850 ; 46, rue d’Austerlitz en 1852 ; 60, rue de Malte en 1852. 12, rue Boutebrie près de Notre-Dame en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 75 (sous le nom de Lepreu, Louis fils) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem états nominatifs des blessés admis à la répartition des fonds de la souscription nationale, 2e classe et 1re classe (sous le nom de Lepreu, Louis fils) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VII Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs (sous le nom de Lepreux fils) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Lepreu, Louis fils) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 (sous le nom de Lepreux, Louis, René, Jean), idem Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84 (sous le nom de Lepreux, René, Jean- Louis), idem Etat de répartition de secours imputables sue le chapitre 25 bis du budget de 1850 (secours à divers titres), minutes 148-149 (sous le nom de Lepreux, René, Jean- Louis).