Leroy, Charles, Denis, Augustin
Biographie
Né vers 1786 à Brouillet (Seine-et-Oise). Marchand de vins. Il s’illustra rue de l’Université, rue Malar et à la prise de la caserne des Suisses de la rue de Babylone. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi dans les jardins de la Couronne. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Leroy, marchand de vins, rue Malar n° 2 (sic), au Gros-Caillou, a, dans la journée du 28 juillet dernier, couru les plus grands dangers ainsi que sa famille, sa maison ayant été assaillie par un bataillon du 2e régiment d’infanterie (ex-garde royale), placé et stationné devant la manufacture des tabacs, qui cribla ses croisées et appartement de balles, dont ils portent les marques ainsi que les tableaux et meubles ; que le dit sieur Leroy tirait de chez lui sur cette troupe et ripostait autant qu’il était en son pouvoir ; que dans la même journée, il fournit le premier drapeau tricolore qui décora la redoute faite île des Cygnes, fournit le vin et aliments nécessaires aux travailleurs de cette redoute ainsi qu’aux barricades, avec tout le zèle et dévouement d’un bon citoyen français ; et qu’ensuite il prit une part des plus actives à la prise de la caserne de Babylone. » Signé, le 5 août 1830 : Lemaire, marchand patenté, demeurant 7, rue Malar, qui certifiait avoir vendu un drapeau tricolore le 28 juillet à Leroy ; Cluzel, marchand épicier, demeurant 5, rue Malar, qui certifiait avoir vu livrer les aliments dont il était question dans ce certificat ; Lacour, propriétaire, demeurant 30, rue Malar, qui certifiait aussi avoir vu livrer les aliments dont il était question dans ce certificat ; Saugnier, demeurant 35, rue de l’Université, qui certifiait aussi avoir vu livrer les aliments dont il était question dans ce certificat ; Monin, A., toiseur-vérificateur, demeurant 6, rue Malar, qui attestait tout le contenu du certificat. Il demeurait 8, rue Malar (deux fois dans un certificat 2, rue Malar) en 1831. Archives de la préfecture de police AA 398.