Leroy, Claude, Auguste
Biographie
Né en septembre 1791 (baptisé le 11 septembre 1791) à Orléans (Loiret), fils naturel et non reconnu (sic dans l’acte de mariage de Leroy, Claude, Auguste) d’Etienne Leroy, imprimeur en indiennes, et de Véronique, Séraphique Bidault. Vidangeur en 1824, journalier en 1830. Il fut coupé en deux par un boulet de canon, le 29 juillet, alors que, les armes à la main, il affrontait la garde royale sur la route de Neuilly près le café d’Orléans ou la rue de Seine. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis. Le 3 août 1830, devant le maire de Neuilly, comparurent : Morillot, Jean-François, né vers 1779, peintre-vitrier, demeurant 8, rue des Chasseurs à Neuilly ; Thuilleaux, Honoré (voir Thuilleaux, Honoré, Baptiste, Martin), né vers 1797, garde champêtre, demeurant rue de Villiers à Neuilly. Ils déclarèrent « que, hier, vers 10 heures du soir, ils ont trouvé sur la propriété du sieur Escoffon, bordant la route de Neuilly, le cadavre du sieur Leroy, Claude, Augustin (sic) […] lequel a été tué le 29 du mois de juillet dernier, dans le combat qui eut lieu entre la garde royale et le peuple à l’endroit désigné plus haut ». Il laissait une veuve, Turba, Marguerite, Pauline, née le 20 nivôse an IV (mais le 22 nivôse an IV in Archives nationales F/1dIII/38 B) (10 janvier 1796 ou 12 janvier 1796) à Orléans, qu’il avait épousée le 1er avril 1818 à Orléans ; sur l’acte de mariage, Leroy, Claude, Auguste est indiqué comme fils naturel et non reconnu d’Etienne Leroy, imprimeur en indiennes, et de Véronique, Séraphique Bidault, elle-même veuve de Guillaume Chenault, jardinier, comme étant papetier, et comme demeurant chez sa mère, rue Tudelle à Orléans ; Turba, Marguerite, Pauline est indiquée comme la fille de feu Turba, François, maçon et de Coignet, Marie, Madeleine. Elle reçut un secours de deux cent cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, qui fut pensionnée et à qui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; et deux enfants, qui furent pensionnés et à qui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Pierre, Sylvain, né le 15 juillet 1819 (par erreur le 17 juillet 1819 in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Orléans, et Marguerite, Pauline, née le 12 mars 1824 (par erreur le 13 mars 1824 in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Orléans. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Barberet, Pierre, charpentier, subrogé-tuteur, demeurant rue de Seine à Neuilly en 1831. En 1831, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de Marguerite, Pauline : « La commission s’est préalablement assurée que cette orpheline était placée dans une bonne maison d’éducation et que sa mère en avait le plus grand soin. » Elle était élève chez Mme Avard, 20, rue de Seine. En 1832, Pierre, Sylvain apprenait l’état de charpentier chez Charles Bruyet, maître charpentier aux Ternes, barrière des Batignolles (mais aussi chez son oncle et chez Maserie in Archives nationales F/15/2553). Il était jugé « doux et travailleur » par ceux chargés de veiller sur son éducation, et une note du surveillant concluait : « Cet enfant n’est à l’apprentissage chez son maître qu’à l’essai. Il paraît en être content sous tous les rapports du travail et de la conduite. Ce sera un bon sujet. La mère paraît l’aimer beaucoup et en avoir grand soin. » Et aussi : « Cet enfant est fort doux. Il annonce quelque moyen pour l’état de charpentier, qu’il a embrassé. Son maître s’en loue beaucoup. Il lit et écrit passablement et suit exactement une classe le soir. » Ce fils sera un insurgé de juin 1848. En 1838, Marguerite, Pauline était en apprentissage à Neuilly. La veuve demeurait à Neuilly en 1830. Le nom de Leroy (C.-A. Leroy) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Claude, Auguste demeurait rue Tudelle à Orléans en 1818 ; 27, quai neuf dans le faubourg Saint-Marceau à Orléans en 1824 ; 7 bis, rue de Seine à Neuilly ; sa veuve, rue de Paris à Neuilly en 1832. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 33 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 36 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 88 pour l’enfant ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 112 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 42-43 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis), orphelines du (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis), Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor, comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans un autre secours de sept cents francs, en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, arrondissement de Saint-Denis, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 arrondissement de Saint-Denis ; année 1839 arrondissement de Saint-Denis ; année 1839 arrondissement de Saint-Denis); Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Dely, François; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIIe arrondissement, arrondissement de Saint-Denis, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, arrondissement de Saint-Denis et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.