Lestrade
Biographie
Compagnon chaudronnier chez Maller (voir ce nom) ou Muller. Il combattit en sa compagnie durant les trois jours. Le 29 juillet, il combattit rue Verte à l’entrée de la caserne pour forcer la garde à rendre les armes, mais, rue du Colisée au coin de la rue de Ponthieu, il fut atteint au ventre par une balle. Transporté d’abord chez Binoville, serrurier rue de Ponthieu, il fut ensuite conduit à l’hospice Beaujon, où il mourut le 30. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le certificat suivant attestait les circonstances au cours desquelles il avait été tué : « Je certifie que Lestrade s’est trouvé dans les journées des 28 et 29 juillet dans les rues de Ponthieu et rue Verte, dans la première, où mon ouvrier fut blessé il en est mort, avec les dénommés ci-dessus et rue Verte à l’entrée de la caserne pour forcer la garde de rendre les armes. » Signé : Milliers, ou Muller, ou Maller, maître chaudronnier, demeurant 9, rue du Colisée. Les témoins étaient Dupont, portier, demeurant 9, rue du Colisée, et Dupont, marchand de vin, demeurant aussi rue du Colisée. La Commission des récompenses nationales avait l’adresse de Milliers, maître chaudronnier 9, rue du Colisée, comme adresse où faire parvenir toute correspondance. Personne ne se présenta cependant pour réclamer une pension à laquelle aurait pu donner lieu la mort de Lestrade et la Commission des récompenses nationales clôtura le dossier « par défaut de pièce ». Son nom, avec l’adresse du 9, rue du Colisée est cependant sur la liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement et comme ayant reçu un secours de trente francs auprès de cette mairie. Son nom (Lestrade) apparaît, pour la somme de cinq francs sans doute le 2 août 1830 et pour la somme de dix francs, dans une liste de « distribution de secours en argent faite par M. Gionalli de la part de M. Roussel » ; il y est indiqué comme inscrit au bureau de charité sous le numéro 1205, comme étant valide, comme ayant pris part au mouvement et comme marié et père de trois enfants. Il reçut un secours de trente francs à partir du 12 octobre 1830, de la part de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il était aussi fait mention d’une concubine, demeurant 5, rue de Bièvres. Il demeurait 9, rue du Colisée. Archives de Paris VD6 55 n° 3 mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste de gardes méritant l’attribution de secours : liste des noms des personnes qui méritent des secours ; Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Citoyens douteux (lire dont la mort ne paraît pas liée à leur participation aux combats, N.D.A.), idem liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens douteux (c’est-à-dire dont aucun acte de notoriété constate la mort dans les combats, acte qui permettrait l’inscription de son nom sur les tables du Panthéon, N.D.A.) ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) ; Archives nationales F/1dIII/33, demandes soumises à la décision de la Commission des récompenses nationales, non encore justifiées à l’époque du 20 octobre 1831 (concubine, défaut de production de pièces, est-il précisé) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Badès, François ; Archives nationales F/1dIII/63.