Letellier, Jean
Biographie
Né vers 1802 à Biur (Calvados). Ancien canonnier au 7e régiment à pied. Couvreur. Il s’illustra à la Grève, au Louvre et au Palais-Royal. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Le 24 août 1831, il adressa une lettre à cette dernière Commission, expliquant qu’il n’avait pas présenté de demande plus tôt parce qu’il avait préféré laisser aux blessés la priorité des secours et des récompenses et précisait : « […] Comme ancien militaire et ayant assisté en personne aux batailles livrées par Napoléon (?? il est né en 1802) il savait avec prudence combattre et chaque coup de fusil que Letellier faisait partir marquait qu’il ne l’avait pas été infructueusement. S’il n’a pas été blessé c’est un bonheur mais son courage n’en n’a pas moins été couronné de succès pour la cause qui lui a fait mettre volontairement les armes à la main […]. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, bourgeois de Paris et patentés y domiciliés, pour rendre hommage à la vérité, certifions et déclarons bien connaître M. Jean Letellier, ancien canonnier au 9e (sic) régiment d’artillerie à pied, maintenant domicilié à Paris, rue d’Arras-Saint-Victor n° 25, que les 27, 28 et 29 juillet 1830 il a combattu, armé d’un fusil, vaillamment à l’Hôtel de ville, au Louvre et ensuite rue Saint-Honoré et devant le Palais-Royal. Nous ajoutons affirmativement avoir vu revenir ledit sieur Letellier avec son fusil à son domicile dans la position d’un homme qui avait feu avec son arme. » Signe, le 16 août 1831 : Duverger, demeurant dans le quartier des Tuileries ; Bénézy, demeurant dans le quartier du Jardin-du-roi, qui attestait avoir vu Letellier passer place Maubert, armé d’un fusil ; Letousey, cocher, qui certifiait avoir vu Letellier avec son arme, le 28 (??) juillet au Palais-Royal. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 25, rue d’Arras-Saint-Victor en 1831. Archives de la préfecture de police AA 398.