Letellier, Jean-Louis, Eléonord
Biographie
Né le 3 nivôse an X à Chantemesle, commune d’Haute-Isle (Val-d’Oise) (mais le 17 juin 1803 à Chanternelle ou Chantenesle en Seine-et-Oise in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; et le 3 février 1801 à Chantemur en Seine-et-Oise in Archives nationales F/1dIII/35 B), fils de Letellier, Hubert, vigneron, et de Laporte, Marie, Françoise, son épouse. Tabletier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la cuisse droite. Marié, sa femme enceinte, père de sept enfants, (marqué « amputé » sur le troisième état) il reçut un secours de cent vingt francs et un autre de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 31 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la cuisse du côté droit, de sa partie interne vers sa partie antérieure, à travers les chairs seulement, blessure guérie avec quelques difficultés et quelques douleurs dans les mouvements du membre. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans (pas vu son nom dans les listes du Bulletin des lois). Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il avait épousé sa femme, Guesdon, le 2 mai 1829 à la mairie du (ancien) Ve arrondissement de Paris. En 1835, il sollicita un secours. Son dossier, à la mairie, contient les observations suivantes : « Le sieur Letellier est décoré de Juillet (c’est qui sur les listes ?, le médaillé ou le décoré ?) et blessé de seconde classe du Ve arrondissement. Il n’est pas pensionné. Il est marié, père de trois enfants en bas âge (une fille et deux garçons) et inscrit au rôle des indigents. Il est ouvrier en crosse de parapluie, gagne, quand il est occupé, trente sols par jour. Il travaille chez M. Gilbert rue Aumaire. Sa femme est brunisseuse pour les orfèvres. Elle gagne de trente à trente-cinq sols par jour. Ce ménage demeure rue Saint-Maur depuis neuf mois. Le commissaire de police du Ve arrondissement en rend bon témoignage. » Le secrétaire-trésorier du bureau de bienfaisance appuyant sa demande, le présenta comme « un homme laborieux et tranquille ». Son propriétaire et son principal locataire certifièrent qu’il s’était « toujours comporté avec honneur et probité ». Le commissaire de police de son ancien quartier certifia qu’aucune plainte ne lui était parvenue le concernant et qu’au contraire il avait « été signalé par sa bonne conduite et comme chef d’une famille nombreuse et intéressante par sa malheureuse position ». Il reçut un secours de soixante francs en 1850, un secours de soixante-quinze francs en 1851, un secours de soixante francs en 1852 et en 1853, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 84, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1830-1831 ; 102, rue Saint-Maur en 1835 ; 29, rue des Couronnes en 1849-1850 ; 19, rue de Paris à Belleville en 1851 ; 36, rue de Lorillon à Belleville en 1852 ; 6, cité Popincourt en 1853. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 (sous le nom de Letellier, Jean-Louis, Léonard) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à des secours temporaires avec détermination de temps (deux ans) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/63 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie (sous le nom de Letellier, Jean-Louis, Léonard) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Letellier, Jean-Louis, Eléonor, Léonard), idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853 (sous le nom de Letellier, Jean-Louis).