Lobrot, Jean-Baptiste

Biographie


Né vers 1790 à Pont-à-Mousson (Meurthe). Menuisier. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant (en partie brûlé) : « Nous, soussignés, sous-officiers et soldats de la compagnie de sapeurs-pompiers, certifions et attestons que le sieur Lobrot, Jean-Baptiste, fourrier à ladite compagnie, a été présent en armes aux jours de Juillet et qu’il est entré le premier dans la caserne de Courbevoie par la grille des officiers et qu’il a été en faction pour empêcher le désordre qui devait se propager et qu’en outre le sieur Lobrot, ancien sous-officier au 3e régiment de sapeurs du génie a été blessé au siège de Dantzig, qu’il est estropié des deux mains et n’a fait aucune réclamation jusqu’à ce jour mais désirant savoir illisible récompenses nationales ose vous présenter le présent. » Signé, à Neuilly, le 1er août 1831 : Lecomte (voir sans doute Lecomte, Louis, Théodore ?), sapeur-pompier, décoré de Juillet ; Raimond, officier des sapeurs-pompiers ; Humbert (voir sans doute Humbert, Claude, Nicolas, Louis ?), sapeur-pompier, décoré de Juillet. Il signa, le 5 août 1831, le certificat suivant en faveur de Valentin, Claude, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Claude Valentin, garde national de la 1re compagnie de chasseurs, 7e bataillon de la IIe légion de la banlieue demeurant audit Neuilly, s’est présenté le 29 juillet 1830 en armes à la grille de la caserne de Courbevoie et qu’il a forcé les sapeurs-mineurs qui la gardaient de l’ouvrir. Comme étant entré un des premiers, il a pris des armes et les distribua à ceux qui [en] désiraient. Rentré ensuite à Neuilly, le dit Valentin a travaillé aux barricades que l’on a formées lors de l’apparition de l’ex-garde royale qui descendait de la barrière de l’Etoile et qui se disposait à passer dans Neuilly, ce qu’elle n’a pu faire. » Il signa, le 5 août 1830, le certificat suivant en faveur de Verger, Jean, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, sapeurs-pompiers de la dite commune, certifions que le sieur Jean Verger, maître tailleur, demeurant audit Neuilly, rue de Seine n° 53, a travaillé aux barricades de notre commune, même pendant le commencement de la canonnade ; qu’il a surveillé les individus armés soupçonnés espions de l’ex-garde ou de son parti ; qu’il a aidé un aide de camp du général Gerard à se débarrasser de la foule du peuple qui l’avaient entouré et qui criait Il faut le tuer, c’est un officier de la garde royale ! Il est parvenu enfin à le conduire à la maison commune, où il s’est fait connaître. Ledit sieur Verger fut un des six hommes qui l’escortèrent jusqu’au pont ; après ils arrêtèrent un soi-disant officier de l’ex-garde, armé de pistolets et d’une épée, qu’ils conduisirent aussi à la maison commune. Le 30, il a, ainsi que d’autres, arrêté plusieurs individus chargés de matelas, traversins, couvertures etc., enfin de différents effets de gendarmerie. C’est lui aussi qui s’empressa d’aller à la mairie demander des bons afin de procurer des vivres à un de ces postes harassé de fatigue qui était pour la garde des barricades du pont et ne pouvait être relevé, faute d’hommes. Il en fit ensuite autant pour les autres postes qui étaient dans un pareil dénuement. Dans cet intervalle, il fut un instant arrêté par les ordres d’un nommé Fessard, fabricant de savon vert, qui désapprouvant les démarches qu’il fit ci-dessus, en lui disant que ce service ne le regardait pas, le mit entre les mains de illisible hommes, chargés de le conduire à la mairie : ce fut le tambour major de la garde nationale qui le débarrassa et qui ordonna à ces hommes de retourner à leur poste. Nous désirons, d’après ce détail que le sieur Verger participe aux récompenses nationales. C’est pourquoi nous nous faisons un sensible plaisir de lui délivrer le présent. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 7 bis, rue de Seine à Neuilly en 1831. Archives de la préfecture de police AA 399 ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Valentin, Claude ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Verger, Jean.

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