Loireau, Joseph

Biographie


Maçon. Il fut gravement blessé d’une balle qu’il reçut à la mâchoire gauche, le 29 juillet, rue de la Pépinière, près de la rue Saint-Jean-Baptiste, au moment de la sortie des troupes de la caserne de la Pépinière. Marié et père d’un enfant, il reçut un secours de soixante francs (sous le nom de Loireau) et un autre de quarante francs (sous le nom de Loiraud) en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de vingt francs le 3 août, un secours de vingt francs le 9 août, un secours de quarante francs le 14 août 1830 auprès de la Commission de secours de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il ne fut pas admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés, son nom étant rayé sur les listes de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il était retourné dans la commune de Saint-Agnant-de-Versillat (Creuse), quand, en décembre 1831, il fit une demande ainsi rédigée pour être secouru et ne pas être oublié dans le travail de la Commission des récompenses nationales : « […] Il se trouvait à Paris à l’époque des immortelles journées de Juillet et […] il prit la part la plus active aux heureux événements qui ont changé les destinées de la France ; […] n’ayant pu se procurer des armes, pour combattre les ennemis de la patrie, il n’en a pas moins contribué de tous ses efforts au triomphe de la cause populaire ; […] les 27, 28 et 29 dudit mois il a constamment été occupé soit à élever des barricades dans différents rues de Paris soit à abattre des arbres sur les boulevards de la porte Saint-Martin ; et […] le 29, à l’attaque de la caserne de la Pépinière, il fut atteint d’une balle qui lui fractura l’os de la mâchoire inférieure, le renversa et arrêta l’élan de sa noble émulation ; […] cette blessure a été des plus graves et l’a empêché pendant deux mois consécutifs de se livrer à ses travaux accoutumés ; […] étant marié, père de famille et sans fortune, le funeste accident, en absorbant tout le fruit de ses épargnes et de son industrie, l’a mis dans la position la plus pénible : […] il a seulement été gratifié à Paris, peu de temps après son malheur, d’une modique somme de soixante francs, qui put à peine suffire à s’acquitter auprès des deux médecins qui lui avaient donné des soins. » Il demeurait 7, rue Saint-Jean-Baptiste en 1830 ; à Saint-Agnant-de-Versillat (Creuse) en décembre 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des personnes secourues, idem liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, où son nom est rayé ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 2, (ancien) Ier arrondissement, état des dépenses du 31 juillet au 31 août inclus 1830, idem liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), idem liasse 4, idem liasse 7 liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates ; Archives nationales F/1dIII/64 (sous le nom de Loiraud, Joseph).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.