Loisel, Prosper, François, Constant
Biographie
Né le 8 février 1800 à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Licencié ès lettres, entré dans les douanes par la recommandation de Benjamin Constant. Il sollicita, en novembre 1831, auprès de la Commission des récompenses nationales soit la croix soit la médaille de Juillet. Il décrivait ainsi sa participation aux événements : « Quand le drapeau sortit de son enveloppe, j’étais malade depuis trois mois ; cependant je fis pour le triomphe du peuple tout ce qui m’était permis de tenter dans cet état de langueur. » Et aussi : « Je portai le mousquet. » Il tenta de faire valoir ses titres auprès de la Commission des récompenses nationales. Il refusa une place de commissaire de police : « je ne m’estimais pas fait pour ces sortes d’utilité », expliquait-il. Il se vantait d’avoir publié sous la Restauration plusieurs brochures contre l’arbitraire et d’avoir subi une tentative d’assassinat, le 12 avril 1826, recevant deux coups de couteau et une centaine de contusions, suite à une chanson qu’il aurait écrite et à une Doléance de l’académie du Cher, dirigée contre le ministre de la Justice, Peyronnet. Il écrivait être aussi l’auteur d’un Précis d’un projet de transaction sur la question des entrepôts, qui lui avait attiré des menaces de destitution ; les journaux ayant pris sa défense, les menaces cessèrent ; et être aussi l’auteur d’un article dans l’Echo du Nord, qui lui avait valu des remontrances de la part du chef des douanes. Dans une de ses très nombreuses lettres de sollicitation, dans lesquelles il se plaignait des persécutions dont il avait toujours été l’objet, et des refus d’examiner ses droits qu’on lui opposait toujours, il se flattait de l’amitié de Laffitte, de Manuel, de Benjamin Constant, d’être « le petit-neveu du brave Milhaud » et que sa mère, alors septuagénaire, était l’arrière-petite-fille d’Eudes de Mézeray. Après la révolution de Juillet, il avait été nommé visiteur des douanes à Rumeguin (Nord), aux appointements de neuf cents francs par an, où, écrivait-il, il se mourait d’ennui, de la fièvre, de fatigue et de cruelles déceptions. Par mesure de rétorsion de ses chefs, il fut ensuite nommé à Audierne, « dans un affreux cul-de-sac, au milieu de barbares, à huit lieues par-delà de Quimper-Corentin ». En 1833, il était membre de la Société d’émulation du Finistère. En 1834, le ministère lui rappelait ses nombreuses demandes et les nombreuses réponses de refus qui, chaque fois, les avaient suivies. Il accompagnait sa signature des trois points maçonniques. Loisel ne fut sans doute pas un combattant de Juillet, juste il demandait une place ; il n’y a pas d’indication sur les combats qu’il aurait menés sous la Restauration. Il demeurait à Audierne (Finistère) en 1832-1834 ; Archives nationales F/1dIII/64, F/9/1156. Il y a un Loisel, P., thuriféraire de Napoléon III, demeurant 6, rue Maugré à Lille en 1853, homme de lettres flagorneur, auteur d’un Hommage à Sa Majesté l’Empereur, pour le 1er janvier 1854, qui sollicite la décoration de la Légion d’honneur en 1853. Si c’est le même consulter Archives nationales F/1dIV/L/19...