Louessard, Joseph

Biographie


Né le 12 septembre 1806 à la Rouerie à Montgaudry (Orne), où demeurait les Louessard. De ses vrais prénoms Jacques, Charles, il était le fils de Marie Chaudron née vers 1766 et de Jacques Louessard, journalier, décédé le 25 janvier 1806 à Montgaudry, lui-même fils de Jacques Louessard et de Marie Lecomte, tous deux décédés dans la commune de Saint-Julien. Ancien sous-officier de cavalerie, devenu cocher de cabriolet mais domestique sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B. Gravement contusionné à l’épaule gauche (mais blessé à la jambe in Archives nationales F/9/1156 in dossier Louessard, Jean), il reçut (sous le nom de Loissard, J.) un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de trois cent soixante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il est dit décoré de la Croix de Juillet (mais il n’y a qu’un médaillé sur les listes du Bulletin des lois !! et sous le seul nom de Louessard). Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté dans la cavalerie comme maréchal des logis au 6e dragons. En 1834, il sollicita la décoration de la Légion d’honneur puis, quelque temps plus tard, des secours. A ces occasions, le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Attaché à ma préfecture depuis le 16 juin 1832 comme agent des rondes de nuit, aux appointements de mille francs. Cette place lui fut accordée sur la recommandation de la Commission des récompenses nationales pour sa conduite en juillet 1830 ; il avait déjà obtenu avant cette époque pour le même motif outre la croix spéciale le grade de maréchal des logis au 6e dragons. Il a été réformé il y a deux ans. C’est un homme sans éducation et un agent très ordinaire. » En septembre 1834, à l’occasion d’une demande de secours pour aller prendre les eaux, sur la recommandation des médecins, le préfet de la Seine donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Paraît avoir reçu la médaille dans le (ancien) IIIe arrondissement (a priori non c’est Louessard, Jean ; pourtant le préfet parle bien de Louessard, Joseph, N.D.A) et ne demeure que depuis un mois dans le (ancien) Ier arrondissement. Il y a deux ans qu’il a quitté le service militaire et il est, en attendant un emploi, à la charge de sa famille et notamment de son frère, propriétaire et conducteur d’un cabriolet de place. » Le 14 juillet 1834, dans une nouvelle demande de secours, Joseph Louessard rappelait sa participation aux opérations de maintien de l’ordre : « Il a prouvé le dévouement le plus décidé dans les 5 et 6 juin 1832, où il a combattu les factieux, en a désarmé et arrêté plusieurs et a encore reçu une blessure au genou en se battant corps à corps avec eux. Dans les affaires du 13 au 14 avril dernier, le suppliant a déployé de nouveau une ardeur et un courage tels que, s’étant rendu sur la rue Saint-Avoye en face d’une barricade, où des officiers et des sous-officiers du 32e régiment de ligne qu’il conduisit en marchant en tête parvinrent à son exemple à s’emparer de la barricade et à faire le déblaiement du quartier Saint-Avoye. […] D’ailleurs on l’a vu revenir en bourgeois, le 14 à 3 heures du matin, ayant sa décoration, avec des armes qu’il avait prises aux insurgés. » Il reçut cent francs de secours en 1834. En 1835, le préfet de police rapportait sur son compte : « […] Homme sans éducation ; que sa conduite privée était loin de faire naître l’intérêt en sa faveur ; qu’il avait de la bassesse dans ses goûts et était adonné à l’ivrognerie. Depuis des faits extrêmement graves et d’une immoralité dégoûtante ayant été reprochés à Louessard, je l’ai révoqué de son emploi le 19 mars dernier mais comme il est le dernier soutien de sa mère infirme, je l’ai nommé dernièrement, en considération de la position malheureuse de cette dernière, surveillant provisoire à La Force. […] ». En mai 1837, les renseignements de police rapportaient à son sujet : « […] Il a été arrêté depuis [1835, N.D.A.] pour coups et blessures et il vient de subir une condamnation à une année d’emprisonnement. On ne lui connaît aucune charge de famille. Il a repris son ancienne profession de cocher de cabriolet, […] mais il est sans occupation et il se trouve dans le plus grand dénuement. » Il reçut deux secours de vingt francs en 1839. Il sollicita de nouveaux secours en 1840, affirmant avoir sa mère à charge. Il reçut un secours de cinquante francs en 1840, un de quarante francs en 1841, un de vingt-cinq francs et un autre de cinquante francs en 1842, un de cinquante francs en 1843. En 1844, il précisait, dans sa demande de secours, être depuis six ans frotteur surnuméraire à l’état-major de la garde nationale ; il reçut vingt-cinq francs en 1844, un de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1845, un de vingt-cinq francs en 1846, un de cinquante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1847. En juillet 1848, « blessé et décoré de Juillet », se présentant comme « recommandé par le général Carbonnel », il sollicita un secours. En 1849, les renseignements de police le décrivaient comme célibataire, frotteur sans emploi depuis un an. Il reçut, pour cette année-là, un secours de soixante francs, puis de cinquante francs en 1850, de soixante-quinze francs en 1851, de cinquante francs en 1852, à chaque fois à titre de médaillé de Juillet. En 1852, « connu pour son attachement aux institutions impériales », il donna de « nombreuses preuves de son dévouement en combattant pour l’ordre » rue Mouffetard et place du Havre ; il reçut, pour cette année-là, un secours de cinquante francs. En 1853, il était « commissionnaire, stationnant petite porte de la rue de Bourgogne au Corps législatif, […] souvent sans occupation, il se trouve dans la misère et d’une faible santé ». En 1857, les renseignements de police précisaient à son sujet qu’il était célibataire, marchand de journaux et ajoutaient : « Bien qu’on reproche à cet individu de vivre en concubinage, sa conduite cependant ne donne lieu à aucun scandale ni à aucune observation défavorable et il a des titres à la bienveillance de l’administration. » En 1858, il sollicita et obtint des secours afin de retourner à Rennes, dans son pays disait-il. Il demeurait 47, rue des Marais en 1830 ; 23, bd Saint-Martin en 1831 ; 5, rue du Cadran en 1833 ; 7, rue Saint-Louis-Saint-Honoré ou 7, Petite-Rue-Saint-Louis-Saint-Honoré en 1834 ; 10, rue ou impasse Saint-Louis de 1837 à 1839 ; 33, rue de Clichy en 1840 ; 2, rue de Ponthieu (un logement de cinquante francs par an) de 1841 à 1843 ; 11, cité de l’Etoile en 1844 ; de nouveau 2, rue de Ponthieu en 1846 ; 48 bis, vieille route de Neuilly en 1847 ; 54, avenue des Ternes (une chambre au loyer de soixante francs par an) en 1848-1850 ; 5, rue Poquette à Chaillot en 1850-1852 ; 14, rue Lévêque en 1852 ; 2, rue de Bourgogne, chez M. Dumouriez concierge au Corps législatif en 1853 ; 26, rue d’Argenteuil en 1854 ; 14, rue Lévêque en 1857. Il était l’un des frères de Louessard, Jean. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 ; Archives de Paris VD3 8, révolution de 1830, secours, pensions, orphelins de Juillet 1830-1835 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Yves ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 113 décorés, médaillés, blessés ou combattants de Juillet et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant ensemble à la somme de 6495 francs, budget de l’Intérieur, exercice 1849, minute 63-65, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 . voir Louassart ?

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