Louet, Philippe, Louis
Biographie
Serrurier-mécanicien. Il reçut trois blessures en juillet 1830, une balle à l’épaule, un coup de sabre au bras gauche, un coup de baïonnette à cuisse droite et eut sa casquette trouée par un coup de feu. Il déposa ses pièces justificatives devant la Commission des récompenses nationales, et « son dévouement à la défense de nos libertés pendant les glorieuses journées de Juillet […] était tellement connu à la mairie du VIe arrondissement qu’on l’avait assuré qu’il était porté pour la décoration. D’après cette assurance, l’exposant a attendu avec confiance jusqu’à la publication des listes » mais n’ayant pas lu son nom sur les listes, il porta, sans succès, un second certificat. Il écrivit au roi, le 17 juillet 1831, pour protester de l’injustice qui lui avait été faite. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. Il fit parvenir deux lettres, en date du 12 juillet 1831, puis du 28 août 1831, dont la première apostillée par Lasbarrière, capitaine à la 2e compagnie du 3e bataillon de la VIe légion, demeurant dans la même maison 49, rue du Ponceau. Il expliquait ainsi la situation qui lui avait été faite : « […] A l’honneur de vous exposer qu’il est victime de l’injustice de la première commission, attendu qu’il était inscrit pour avoir la décoration ainsi qu’on le lui avait fait espérer à la mairie du (ancien) VIe arrondissement, où son dévouement et ses blessures sont connues et que ne se voyant point porté sur la liste lors de la distribution, il a réclamé de nouveau auprès de la Commission sans pouvoir obtenir justice de ses droits, pourquoi il s’adresse à vous, persuadé que vous accueillerez sa demande […]. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, Lasbarrière, officier de la VIe légion de la garde nationale, demeurant à Paris, rue du Ponceau n° 49, Nantas, maître boulanger, demeurant même rue et Dury, propriétaire, susdite rue du Ponceau n° 49, certifions à tous ceux qu’il appartiendra qu’il est à notre parfaite connaissance que le nommé Philippe Louis, Louet a concouru à la défense de nos libertés dans les glorieuses journées de Juillet et que les 28 et 29 il a reçu trois blessures graves, une balle à l’épaule, un coup de sabre au bras gauche, un coup de baïonnette à cuisse droite et percé de plusieurs coups de feu dans ses vêtements à la rue Saint-Denis, à celle Saint-Honoré et à la prise du Louvre. En foi de quoi, pour rendre hommage à la vérité et attester le dévouement, le courage et le patriotisme de M. Louet, dont la conduite exemplaire et les mœurs nous sont connus, nous lui avons délivré le présent pour lui servir ce que de droit. » Signé, le 12 juillet 1831 : Lasbarrière, capitaine commandant de la 2e compagnie du 3e bataillon de la VIe légion, demeurant 49, rue du Ponceau ; Nantas, maître boulanger, demeurant 40, rue du Ponceau ; Dury, propriétaire, demeurant 49, rue du Ponceau ; Alexis, demeurant 4..., rue du Ponceau ; Robin, chasseur, demeurant 52, rue du Ponceau. Il demeurait 49, rue du Ponceau en 1831. Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives de la préfecture de police AA 399.