Louvet, Jacques, Marie

Biographie


Né le 7 novembre 1791 à Paris. Tapissier ou peintre en bâtiments. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à l’index gauche, le 27 juillet au Pont d’Arcole. Soigné à l’Hôtel-Dieu, il fut amputé du doigt blessé mais, au cours du traitement que nécessitait sa blessure, il fut atteint d’une pleuropneumonie au côté gauche provoquant un épanchement séro-purulent, à la suite desquelles affections, il mourut le 15 ou 16 août. Dans l’ouvrage qu’il écrivit, le docteur Ménière rapportait à son sujet : « Mort le 15 août de symptômes nerveux dépendant d’une cause morale. Une femme avec qui il devait se marier, changea de sentiment pendant qu’il était à l’hôpital et ne vint pas le visiter. Il en conçut un violent chagrin et succomba au bout de quelques jours. » Une note de la mairie donnait par ailleurs les renseignements suivants : « Il habitait seul une petite chambre (9, rue d’Ormesson, N.D.A.). Après sa mort, une femme qui s’est dite son épouse et qui n’était point connue des locataires, s’est présentée pour retirer ses effets et ses meubles. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 28 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, comparurent : Saugey, Auguste, Cyr, Charles, né vers 1800, peintre en bâtiment, demeurant 20, rue du Roi-de-Sicile ; Pierrat, Etienne, André, né vers 1791, peintre en bâtiment, demeurant 1, rue d’Ecosse ; Masson, Polycarpe, né vers 1793, peintre en bâtiment, demeurant 12, rue de la Tacherie. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Louvet, Jacques, Marie « et savoir qu’il a été blessé à la main gauche par un coup de feu sur la place de l’Hôtel de ville, le 27 juillet dernier ; qu’il a été transporté immédiatement à l’Hôtel-Dieu, où il est mort le 15 août suivant par suite de l’amputation qu’il a été obligé de souffrir ; qu’il laisse une veuve avec deux enfants en bas âge et sans fortune ». Sa veuve, Gaudard (Godard sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel, sur celles de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, deux fois sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 92 et Godart in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 B), Agnès, Madeleine, née le 10 pluviôse an V (mais le 11 pluviôse an V in Archives nationales F/1dIII/34) (29 janvier 1797) à Paris, couturière en robes, qu’il avait épousée le 25 janvier 1817 à Paris, qui reçut un secours de cent quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de quatre-vingts francs (mais un secours de cent francs le 30 août et un secours de soixante francs le 6 septembre in Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates) auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (mais un total de quatre cent dix francs in Archives de Paris VK3 28), fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs. Il laissait deux enfants, qui furent pensionnés, et à qui furent aussi accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Julienne, Euphrasie, née le 13 janvier 1818 (par erreur le 14 janvier 1818 quatre fois in Archives de Paris VD6 92 et in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris, Théodore, Adrien, né le 15 janvier 1821 aussi à Paris. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère (Godard, Madeleine, Agnès) et de Renier, Jacques, Claude, menuisier en voitures, demeurant 14, rue de la Pépinière en 1831. En 1832, les deux enfants reçurent trois cents francs pour leurs frais de trousseau. En 1833, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet d’Euphrasie, qu’on la destinait à la mercerie de nouveautés, qu’elle était en apprentissage chez Lemaître, marchand de merceries et nouveautés, 40, rue du Faubourg-Saint-Honoré, et qu’elle faisait des progrès dans son instruction. Théodore, Adrien, externe dans l’institution de M. Labrousse, passage Sandrier, était jugé doux, d’esprit vif, intelligent, plein d’ardeur pour le travail et avait obtenu deux prix et un accessit ; en 1832-1839, il était élève à l’institution Dunod, 28, rue du Rocher, pour y recevoir l’instruction nécessaire à son admission à l’école de Châlons ; il entra sans doute à l’Ecole centrale des arts et manufactures. En 1840, il s’était présenté à l’Ecole centrale, mais n’ayant pu obtenir la bourse il n’était pas entré. En 1832, la Commission des orphelins et des orphelines du (ancien) Ier arrondissement recherchait un établissement de mercerie, pour y placer la jeune fille en apprentissage. Lemaître, marchand mercier, 40, rue du Faubourg-Saint-Honoré fut choisi par la Commission et, en 1834, l’enfant y avait terminé son apprentissage. En 1840, Julienne, Euphrasie était mariée à Simon, Pierre, Augustin, et les époux demandèrent à pouvoir aliéner les soixante-quinze francs de rente que l’épouse possédait pour commencer un petit établissement de commerce. Le 28 mai 1841, elle présentait une demande similaire : « […] Prend la liberté de vous exposer que son état de lingère, qu’elle exerce à façon, et auquel, grâce à votre bienveillance, elle a pu donner de l’extension en vendant directement aux marchands de nouveautés et aux lingères en boutiques les objets qui sortent de son atelier, ce qui l’oblige à faire des avances de confection et de marchandises qui la mettent dans la gêne parce qu’elle se trouve dans la nécessité d’accorder aux marchands le crédit d’usage. L’accroissement de ses affaires et l’augmentation de ses fournitures, qu’elle veut soutenir pour recueillir ultérieurement le fruit de son travail, l’engagent à vous supplier, Messieurs, d’avoir la bonté, conformément à l’ordonnance du 25 août 1831, de l’autoriser à vendre l’inscription ci-jointe de trente-cinq francs de rente 5% […] afin de pouvoir en employer le produit dans son commerce. » Sa demande fut refusée, à l’unanimité des membres de la commission municipale. Le nom de Louvet (J.-M. Louvet) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Louvet demeurait 11, rue de la Pépinière (9, rue d’Ormesson sur les listes du Constitutionnel et in Archives de Paris VD3 1-2) ; sa veuve et ses enfants, 11, rue de la Pépinière en 1831-1832 (mais 30, rue de l’Arcade in Archives de Paris VD6 121, in Archives de Paris VK3 26 et deux fois in Archives de Paris VK3 28) en 1830 ; 17, rue des Acacias aux Ternes en 1838-1840 ; Julienne, Euphrasie, 1, rue des Saussaies en 1841. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 329-330 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 64 pour la veuve, p. 92 pour les enfants ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 93 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Correspondance (1841-1843), idem dossier Commission des orphelins de Juillet du (ancien) Ier arrondissement (séance du 6 juillet 1838), idem (séance du 29 avril 1840), idem (séance du 13 août 1840) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des veuves, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem liste des orphelins au-dessus de sept ans, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon, idem liste des veuves, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem liste des orphelins au-dessus de sept ans, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Etat nominatif des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux veuves des victimes de Juillet, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux orphelins des victimes de Juillet, au-dessus de l’âge de sept ans, idem Etat des secours accordés pour les mois de septembre et octobre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur le fonds de 3 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 31 août 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois d’août aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 5 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 29 juin 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831, idem décompte des paiements faits par la mairie depuis le 1er août 1830 jusqu’au 30 août 1831 aux orphelins de Juillet au-dessous de sept ans pensionnés par la Commission des récompenses nationales, idem Etat général des blessés et de la fixation des secours qui leur sont dus pour le mois de juillet 1831 d’après la fixation et le classement de la Commission, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris Vbis8Q3 1, orphelins et orphelines de Juillet, (ancien) Ier arrondissement, séance du 12 février 1832, séance du 4 mars 1832, séance du 4 juillet 1834 ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 30 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1, (ancien) Ier arrondissement, état des morts et des blessés dans les journées de juillet 1830 (liste des tués et morts à la suite de blessures) (on retrouve une liste similaire aussi dans Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 4, état des individus domiciliés dans le [ancien] Ier arrondissement tués ou morts des suites de blessures), idem liasse 7, veuves ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des ascendants, veuves, orphelins et blessés qui ont reçu à la mairie dudit arrondissement sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, le paiement du semestre de rente 5% échu le 22 septembre 1831 ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état des personnes domiciliés dans le premier arrondissement tuées ou mortes des suites de blessure et état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien), idem même référence un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates, idem même référence registre de la Souscription nationale, veuves, orphelins, idem même référence un registre de pensionnés (veuves), (orphelins au-dessus de sept ans) ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, par la mairie du (ancien) Ier arrondissement à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 1er août 1830 au 31 décembre 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) Ier arrondissement, orphelins du (ancien) Ier arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, Ier arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 Ier arrondissement ; année 1839 Ier arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pottier ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) Ier arrondissement et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2555 une feuille de bulletin individuel ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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