Lucas, Charles
Biographie
Avocat. « Parmi les combattants, de toutes les conditions se trouvait une foule d’avocats, les uns armés de fusils, les autres de sabres ou de pistolets, et leur présence attestait assez qu’en France, tout citoyen est soldat, quand il s’agit de défendre les libertés publiques. Je voudrais pourvoir nommer ici tous ceux qu’on a rencontrés dans les rassemblements, et qui, par leur courage, par leur activité, par l’énergie de leurs exhortations ont puissamment concouru, soit à remporter la victoire, soit à empêcher qu’elle fût souillée d’aucun excès. Ma mémoire ne saurait y suffire ; mais dès présent je puis citer les noms de […] M. Charles Lucas. » La Gazette des tribunaux, 26, 27, 28, 29, 30, 31 juillet et 1er août 1830. Le Constitutionnel du 12 août 1830 publia l’article suivant et dans lequel Charles Lucas apparaît, comme camarade de collège d’Alphonse Montz, mort ses suites des blessures qu’il avait reçues à l’attaque de la caserne de Babylone : « Un riche corbillard traversait aujourd’hui Paris, paré d’un drapeau, avec cette inscription aux quatre coins du drap mortuaire Victime des 28 et 29 juillet. Il était accompagné d’un détachement de la garde nationale et d’un grand concours de citoyens, parmi lesquels on remarquait une députation de la garde nationale du Havre. Ce convoi était celui de M. Alphonse Montz, mort à la suite d’une blessure qu’il avait reçue à l’attaque de la caserne, rue Babylone, où il s’était distingué par son courage. M. Ch. Lucas, avocat, son ancien camarade de collège, et témoin de sa bravoure pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, lui a adressé les derniers adieux au milieu de l’émotion générale de tous ceux qui connaissaient les bonnes qualités de cet excellent jeune homme. Les honneurs militaires lui ont été ensuite rendus par le détachement de la garde nationale. » En octobre 1830, il fut nommé inspecteur général des prisons. La Gazette des tribunaux, 26, 27, 28, 29, 30, 31 juillet et 1er août 1830 ; Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Le Figaro, 13 août 1830 ; L’Ami de la religion, samedi 30 octobre 1830, n° 1704, tome LXV, p. 612 ; Tableau dramatique de la justice au XIXe siècle, tome Ier, chez Surcy et Camus, Paris, 1847, p. 236.