Mabille, Auguste, Pierre
Biographie
Ancien militaire, pensionné depuis le 20 février 1820. Il signa, le 30 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Mullois, Louis, Constant : « Nous, habitants de la ville de Paris, certifions à qui il appartiendra que nous avons bien vu le citoyen Mullois d’Alençon combattre dans les jours mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier pour la défense de la liberté et de l’indépendance. Il fut un des premiers à la plantation du drapeau national de la porte Saint-Martin, il a combattu à l’Hôtel de ville et à la prise des Tuileries, a fait des barricades et des patrouilles pour la défense de la capitale. » Il signa un certificat en faveur de Langlois, Hippolyte, pour attester que ce dernier avait combattu dans les journées de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa la lettre suivante au président de la Commission des Réclamants : « Mabille, Auguste, Pierre, ancien militaire, pensionné en raison des services rendus à sa patrie et blessé le 2 mai 1813 à Lutzen, a l’honneur de vous exposer que, se trouvant à Paris dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, il a combattu pour la défense de la liberté à la place de Grève. Son camarade François Parisse (sic) (voir Paris, François) a été tué à ses côtés le 28. Il est muni de certificats dûment légalisés qui attestent la vérité des faits. Il a eu l’honneur de présenter à M. le ministre de la Guerre une requête afin de le prier de bien vouloir le récompenser en augmentant sa petite pension mais Son Excellence n’a pu lui accorder pareille faveur [les règlements empêchaient de toute façon cette augmentation de cent francs qu’il sollicitait, précisa le ministre, par une lettre en date du 25 février 1831, avant de le renvoyer devant la Commission des récompenses nationales, N.D.A.]. Ayant obtenu de l’ouvrage en province, il a négligé de réclamer afin d’obtenir la Croix de Juillet mais de retour à Paris et ayant appris qu’une Commission créée sous votre présidence recevait la réclamation des retardataires, il s’empresse de vous présenter ses papiers nécessaires afin que la Commission veuille bien prendre en considération sa conduite dans les trois jours et ses services militaires, afin que vous vouliez bien lui accorder la croix, objet de son seul désir. Il espère, Monsieur, que vous ferez quelque chose en faveur d’un ancien militaire blessé. » Il joignait à sa lettre le certificat suivant : « Nous, Hugues Marcellot (voir ce nom), maître cordonnier, demeurant à Paris, rue de Charonne n° 104, Pierre Langlois (voir Langlois, Pierre), sellier, demeurant à Paris, rue Boucher n° 4, certifions à ce qu’il appartiendra (sic) que nous avons vu le citoyen Mabille, Auguste, Pierre, militaire pensionné, demeurant à Paris, rue de Charonne n° 10 combattre avec nous dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier pour la défense de la liberté et de l’indépendance. Il fut un des premiers à la plantation du drapeau national de la porte Saint-Martin et nous a aidés à faire des barricades et des tranchées pour la défense de la capitale, fit des patrouilles et passa la nuit avec nous, étant armé. » Signé, le 3 septembre 1830 : Marcellot, « nommé sergent par Lefrançois (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique », demeurant dans le quartier du faubourg Saint-Antoine ; Langlois, Pierre, demeurant 4, rue Boucher. Il demeurait rue de Chartres aux Ecuries du roi puis 113, rue de Charonne en 1831. Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Langlois, Hippolyte ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Mullois, Louis, Constant ; Archives de la préfecture de police AA 400.