Magistel, Antoine, Jean, Louis, Nicolas, Etienne

Biographie


Né le 10 décembre 1803 à Cozes (Charente-Maritime). Il servit dix années dans les armées de l’Empire (!! il est pourtant bien né en 1803) et participa comme chirurgien aux campagnes d’Espagne en 1823 et 1824 ; il fut reçu docteur en médecine auprès de la faculté de Paris le 26 décembre 1828. Le 26 janvier 1828, alors chirurgien militaire au Val-de-Grâce, il sollicitait pour son père, notaire et maire de Cozes, la décoration de la Légion d’honneur. Sa demande nous laisse de nombreuses indications biographiques ; elle était ainsi rédigée : « M. Etienne du Riz illisible Magistel, né en 1770 à Gemosac (Charente-Inférieure), a fait ses études à Bordeaux de 1790-95 ; a servi avec honneur pendant dix ans ; a été obligé de se retirer dans ses foyers à cause d’une blessure grave, il était alors capitaine. Il est maire de Cozes depuis 1820 et a mérité par sa bonne administration et son dévouement au roi la confiance de ses administrés et l’estime de l’autorité supérieure […]. » Magistel était chirurgien à l’hôpital du Gros-Caillou, hôpital de la garde royale en juillet 1830. Le 20 janvier 1831, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « […] Dès le 26 juillet, je m’associe au peuple, je renonce à ma place de chirurgien à l’hôpital de la garde royale, je m’expose à être fusillé si le parti de l’ex-roi eût triomphé. Parmi les blessés que j’ai sauvés, il s’en trouve un qui offre le cas le plus extraordinaire que nous ayons eu dans les mémorables journées. Il fallait, m’a-t-on dit être armé d’un fusil mais mes pistolets valaient mieux pour moi qu’un fusil et, comme médecin, je rendais encore de plus grands services que comme combattant […]. » Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier ainsi rédigé : « Le mardi soir, 26 juillet, le docteur Magistel, chirurgien à l’hôpital du Gros-Caillou, ex-garde royale, déclara aux personnes de sa connaissance que si la garde tirait sur le peuple il ferait cause commune avec les habitants de son quartier. Le 27, il parcourait la rue Saint-Honoré avec plusieurs groupes et engageait les habitants à se défendre. Le 28, il a pansé un grand nombre de blessés dans la rue Saint-Honoré et dans quelques rues adjacentes. Le 29, il fut de très bonne heure, avec son cousin M. Bargignac, avocat, aux casernes de la rue Verte et de la Pépinière, engageant les militaires à se retirer. Il avait déjà entraîné un grand nombre de militaires du 1er régiment lorsque les officiers le firent retirer. Il se joignit aux habitants qui attaquèrent les écuries du Roule, pansa plusieurs blessés et les envoya à l’hôpital Beaujon. Lorsque la garde se retirait par les Champs-Elysées, il pansa encore deux bourgeois blessés et un notamment, dans la rue des Saussaies (voir Montdidier, François). Il a porté aussi secours à beaucoup de soldats et a concouru à faire retirer dans les maisons bourgeoises plusieurs d’entre eux que l’on avait désarmés. Enfin M. Magistel se disposait à partir pour Rambouillet lorsqu’on vint le prévenir que le grand nombre de blessés qui étaient à l’hôpital du Gros-Caillou y rendait sa présence nécessaire. » Signé baron d’Uckermann, attaché à la légation de Saxe. Le deuxième : « Je, soussigné, vice-consul d’Angleterre à Paris, certifie qu’il est à ma connaissance que M. le docteur Magistel a témoigné pendant les trois jours de la grande semaine le plus grand dévouement à la cause de la liberté, en contribuant à encourager ses voisins à se défendre, les accompagnant dans le danger et pansant les blessés. » Signé, le 15 août 1830 : Peikford. Le troisième : « Je déclare que M. Magistel, médecin, m’a relevé sous le feu de la garde royale et m’a conduit dans une cour où il a pansé mes blessures. Il reste entre ses mains une portion d’os de ma tête et MM. Marjolin et Dupuytren ont assuré que je serais mort si je n’avais pas eu des secours aussi prompts. Ma blessure était si forte que je suis porté comme ayant un membre de moins. » Signé le 10 septembre 1830 : Montdidier, François (voir ce nom). Le quatrième : « J’atteste que M. Magistel, médecin, a donné les soins les plus assidus aux blessés des 27, 28 et 29 juillet dans les instants les plus périlleux et sous le feu de la mousqueterie. » Signé le 14 novembre 1830 : Canoville, propriétaire, grenadier à la Ire légion de la garde nationale, demeurant 8, rue Duras ; Dorolle, marchand de vin, grenadier à la Ire légion de la garde nationale, demeurant 10, rue Duras ; Genoux Pierre, commissionnaire, grenadier à la Ire légion de la garde nationale, demeurant 14, rue du Marché-d’Aguesseau ; Cohendoz, grenadier à la Ire légion de la garde nationale, demeurant 18, rue des Saussaies ; Favret, grenadier à la Ire légion de la garde nationale, demeurant 16, rue des Saussaies ; Barain, grenadier à la Ire légion de la garde nationale, demeurant 10, rue Duras. Le cinquième : « Je, soussigné, certifie que M. Magistel est resté avec nous pendant tout le temps que nous nous sommes battus le 29 dans le quartier Saint-Honoré et les Champs-Elysées et qu’il a pansé les blessés que nous avons eus. » Signé le 14 novembre 1830 : Dubois, ébéniste, demeurant 8, rue du Marché-d’Aguesseau, chasseur à la 4e compagnie du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale (voir Dubois, René) ; Poujoula, cocher, demeurant 8, rue Duras ; Verrat, demeurant 20, rue de la Pépinière ; Muller (voir ce nom), maître bottier, demeurant 9, rue du Marché-d’Aguesseau. Le sixième : « Je, soussigné, propriétaire de la maison sise rue des Saussaies n° 6, certifie que M. Magistel a pansé dans ladite maison le nommé Montdidier, blessé de sept coups de sabre à la tête aux Champs-Elysées dans l’après-midi du 29 juillet dernier. Ledit sieur Magistel et un jeune homme, son cousin, l’ayant tenu sous les bras pendant le chemin, pouvant à peine marcher. » Signé le 14 novembre 1830 : Hanoy. Le 25 février 1831, il sollicita la décoration de Juillet et d’être conservé à l’hôpital du Gros-Caillou, précisant qu’il tenait « plus à la Croix de Juillet qu’à aucune place et que si cette demande pouvait m’être contraire en quelque chose pour ce qui concerne les décorations, j’y renoncerai sur-le-champ. Ma mauvaise santé seule et quelques circonstances particulières m’empêchent d’accepter le grade de chirurgien aide-major. Je vous affirme même que si dans le cas de guerre on était obligé de mobiliser la garde nationale, je laisserais ma clientèle et mes affaires et quel que fût l’état de ma santé, je serai un des premiers volontaires inscrits. » Dans son dossier, se trouve aussi cette lettre, qui donne des renseignements sur l’attitude des chirurgiens de l’hôpital du Gros-Caillou et sur les rivalités qui existaient entre eux : « Je crois devoir vous parler d’un fait sur lequel vous m’avez paru dans l’erreur. Plus de la moitié des chirurgiens aides major de l’armée ne sont pas reçus docteurs. Un grand nombre n’a pas passé un seul examen. Je connais même des chirurgiens majors qui ne sont pas reçus médecins. Il y a bien eu un article du règlement qui exige pour eux le grade de docteur mais on ne le suit point et on ne peut le suivre. MM. les intendants et chefs de bureau font là-dessus tout ce qui leur semble bon. Il vous sera facile de vous en assurer et je pourrais vous donner de plus amples renseignements. PS 26 février. On m’a dit à l’hôpital que l’on s’était désisté de la demande de croix d’honneur pour cinq chirurgiens de notre hôpital. Il paraît que c’était M. Ginnelle déjà décoré, MM. Germain (voir Germain, Gabriel, Achille ?), Barthélemy (voir Barthélemy, Théodore), Larrey (voir Larrey baron père, Jean, Dominique) et Vergnes. On m’a assuré que c’était Germain qui avait répandu dans notre hôpital le bruit que l’on avait déchiré et jeté au feu mes certificats. Il a nié que ce fût lui mais je n’en reste pas moins persuadé. M. Paban illisible me l’a affirmé sur l’honneur. Si Germain n’eût pas été secrétaire du jury médical, je n’aurais donné aucune attention à ce bavardage. J’aurai l’honneur de vous remettre, lundi, la demande dont vous voulez bien vous charger. Je me suis battu le 28 et le 29 juillet et je me disposais, le 30, à me rendre à Rambouillet. J’avais déjà préparé mes pistolets. Ce sont de longs pistolets de cavalerie, qu’un membre du jury a eu occasion de voir chez moi lorsqu’il vint me demander mon nom etc. (ma trousse, du linge, des bandes etc. étaient dans ma carnassière). Le nommé Muller vint me dire qu’il était inutile d’aller à Rambouillet, vu que la garde se rendait. Un habitant armé passa quelques instants après et nous conseilla de cacher l’affût du canon ramené des Champs-Elysées, affût qui était déposé en face de la boutique de M. Delandre, charron, chez lequel on avait conduit une roue qu’on lui avait donnée. L’affût ne fut pas changé de place. Dubois, ébéniste, vint me demander s’il me restait des cartouches, prit un verre d’eau-de-vie et partit pour Rambouillet. On nous dit bientôt que la garde reviendrait le soir par la barrière du Roule et nous restâmes à l’attendre. Cependant je laissai le quartier pendant une heure dans l’après-midi. Je me rendis au Gros-Caillou avec mon cousin, M. Bargignac, avocat, qui a montré beaucoup de dévouement mais qui, ayant été obligé de laisser Paris, n’a fait aucune réclamation. La porte de l’hôpital était fermée. Je demandai au portier, qui avait l’ordre de ne laisser entrer que les personnes connues, s’il y avait beaucoup de blessés et s’il y avait beaucoup de chirurgiens. Sur sa réponse affirmative, nous revînmes dans le faubourg Saint-Honoré. Il y a eu environ cent soixante-quinze à deux cents blessés dans notre hôpital. Le mouvement était un peu plus fort parce qu’on y comprenait les hommes du poste auxquels on avait fait prendre des capotes militaires. Il y avait un grand nombre de chirurgiens. Ceux des régiments de la garde et trois ou quatre de Paris s’étaient retirés à l’hôpital et avaient tous offert leurs services. Le personnel était déjà plus nombreux que le cas ne l’exigeait. Le lendemain, samedi, les troupes se rendaient et nous conduisions un grand nombre de soldats à la place Bauveau. On les renfermait dans l’Elysée. Je me fis inscrire sur les contrôles de la garde nationale dont j’ai fait partie depuis quoique je fusse attaché à un hôpital militaire. Je me disposai à me rendre à l’hôpital du Gros-Caillou lorsqu’un habitant armé m’apporta la lettre d’arrêt ci-incluse et je m’y rendis avec lui. Il me serait difficile de vous dire combien je fus mal reçu. J’étais mis aux arrêts pour ne m’être pas trouvé à mon poste. Nétait-ce pas Charles X qui vous payait ? me dit-on. Je fus tellement contrarié que j’en eus une fièvre urticaire. Mais, dis-je à un des chefs chirurgiens, je me suis distingué et je le prouverai. Vous vous êtes distingué malheureusement, me dit-il. J’insistais. Si vous nêtes pas content, donnez votre démission. L’habitude de subordination m’empêcha de me porter à aucun excès envers cet aide-major. L’un me traitait de déserteur, l’autre de traître. Ces dernières qualifications m’ont été seulement rapportées car j’avais encore des balles chez moi. Une sœur du comte Soulès va trouver le baron Larrey pour faire lever mes arrêts. Il y consent, en disant qu’il eût été un des premiers à marcher sur le Louvre s’il eût été étudiant en médecine mais que je m’étais bien exposé car j’aurais été fusillé si mon parti n’avait pas triomphé (ce sont ses expressions). M. Larrey est un grand homme mais il a cédé à mon égard et en plusieurs autres occasions aux insinuations de subalternes. Je fus exclus, ainsi que les quatre chirurgiens qui étaient aux Tuileries, d’une demande d’argent (comme indemnité) qui fut faite et fut arrêtée dans les bureaux. Je me suis trouvé honoré de cette exclusion. Enfin, on porta cinq chirurgiens pour des décorations spéciales. Je ne fus pas du nombre, non plus que les quatre précédents qui ont réellement couru de grands dangers. Les trois sous-aides avaient une opinion très libérale. On reprochait le contraire à M. Paban, aide-major. Je puis affirmer que c’est un homme d’honneur. Il a fait serment à Louis-Philippe et je répondrais de lui. Un jeune homme qui l’apostropha à ce sujet n’osa plus ensuite lui répondre. J’affirme que je suis le seul des chirurgiens de l’hôpital qui me sois battu. J’ai repris mon service le 31 juillet et n’y ai pas manqué un seul jour depuis cette époque. Lorsque la loi sur les récompenses nationales eût paru, je crus devoir présenter mes titres. Je dis à l’hôpital que les chirurgiens présentés par M. Larrey ne la méritaient pas. J’ai excité une haine et une jalousie que quelques individus me conserveront tant qu’il leur plaira. Je sais que M. Larrey et son fils ont couru des dangers en passant le mercredi devant l’Institut ; que M. Larrey père a montré un zèle et une activité au-dessus de son âge. Je sais aussi que M. Brian (voir Brian, Louis, Charles), pharmacien sous-aide, s’est distingué particulièrement comme chirurgien et comme combattant. Il est maintenant major au 8e chasseurs ; Léonard, pharmacien sous-aide, s’est aussi fait remarquer. Je n’ai de preuves certaines que pour Brian. Quelqu’un a répandu le bruit dans notre hôpital que l’on avait fait jeter mes certificats au feu etc., etc. Voilà pourquoi je donne ces détails. Si je croyais qu’ils dussent nuire même à mes ennemis je ne les donnerais pas mais je prends d’ailleurs sur moi d’avance toute espèce de responsabilité. Un moyen bien sûr de s’en convaincre serait d’interroger les sous-aides de notre hôpital, les uns après les autres. 26 février. Ces messieurs se sont désistés, dit-on, de la demande de croix d’honneur ou de croix spéciale. Ainsi ces renseignements ne doivent plus servir que pour mon affaire. On peut au reste en tirer le parti que l’on jugera convenable. » Dans sa séance du 12 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas avait demandé l’ajournement de toute décision à son égard (la raison reste à éclaircir). Dans sa séance du 14 avril 1831, le même comité des renseignements levait la mesure d’ajournement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement pour les soins qu’il prodigua tant aux combattants parisiens qu’aux soldats royaux. Il fut nommé chirurgien major de la Ire légion de la garde nationale de Paris ; en août 1830, il était chirurgien à l’hôpital du Gros-Caillou. Il délivra une attestation à Dubois, René, pour certifier que de ce dernier, en plus de sa conduite courageuse pendant les combats de Juillet, l’avait aidé à soigner des blessés. Il délivra le certificat suivant en faveur de Montdidier, François : « Le 29 juillet, j’ai aidé à relever M. Montididier qui venait d’être blessé dans les Champs-Elysées par des grenadiers à cheval. Nous l’avons conduit chez M. Hanoy, propriétaire rue des Saussaies n° 16 ; il avait la tête criblée de coups de sabre, dont un lui avait enlevé une large portion du crâne. Après l’avoir pansé, je l’ai fait transporter à l’hôpital Beaujon avec plusieurs autres blessés. » Suivait l’apostille suivante d’Hanoy : « Je, soussigné, propriétaire de la maison désignée d’autre part, certifie la vérité de l’exposé d’autre part ; et principalement le zèle avec lequel le docteur Magistel a donné secours au blessé pétitionnaire, en le pansant avec tout le soin possible. » Au moment de décerner les décorations, une contestation s’engagea entre certains décorés de Juillet et l’administration ; celle-ci en effet imposa une prestation de serment de fidélité au roi, à la charte et aux lois, qui n’avait pas été prévue initialement. Certains décorés protestèrent contre une telle mesure, plusieurs refusèrent d’aller retirer la décoration, d’autres au contraire la soutinrent. Parmi eux, Magistel, qui signa la Déclaration des citoyens du (ancien) Ier arrondissement, désignés pour la décoration de Juillet, en date du 12 mai 1831 et rédigée comme suit : « Le serment exigé par l’ordonnance du 30 avril dernier est devenu l’objet d’une polémique affligeante, dont le résultat a été de faire naître des doutes pénibles sur les véritables intentions des braves désignés pour la décoration de Juillet. Etre fidèle au roi des Français, garder obéissance à la charte sont des obligations communes à tous les citoyens, s’en affranchir serait un crime : telle est l’opinion des soussignés, qui considèrent comme un devoir de faire la déclaration suivante. L’amour de la patrie, le besoin de résister à l’oppression nous a spontanément fait prendre les armes, ainsi qu’à une foule de généreux citoyens, qui sans illisible et sans s’être concertés ont tous concouru au même but pendant les trois mémorables journées de Juillet. La hache du bourreau nous menaçait tous également ; si nous eussions succombé, elle se fut appesantie sur nos têtes, il fallait vaincre ou mourir. La cause sacrée de la patrie a triomphé mais en plein jour, au brûlant soleil de Juillet, sans avoir jamais conspiré dans l’ombre. Charles X et ses ministres ont été les seuls conspirateurs. Le roi citoyen veut aujourd’hui nous remettre lui-même le signe d’honneur que la nation nous a décerné comme récompense nationale. Nous le recevrons avec reconnaissance des mains royales du chef de l’Etat et nous lui prêterons serment ainsi qu’à la charte. Mais nous ne voudrions pas porter cette honorable décoration si elle devait jamais être considérée comme un signe de ralliement contre l’ordre constitutionnel. Les combattants de Juillet veulent avant tout l’ordre, la paix publique, la liberté et non la licence, la prospérité de la France et la consolidation de toutes nos institutions nationales. Ils se font gloire d’être la légion sacrée de notre jeune royauté et ils en seront toujours les premiers défenseurs parce qu’ils sont convaincus qu’en France maintenant le roi ne veut que ce que veut la loi et que la charte jurée ne cessera jamais d’être une vérité. » (La liste des décorés de la Croix de Juillet du [ancien] Ier arrondissement qui la signèrent était composée de : Godey, Jean-Baptiste ; Truck, Charles, Ferdinand ; Magistel, Antoine, Jean, Louis, Nicolas, Etienne ; Lecocq, Louis, Octave, Amédée ; Guimbal, Guillaume ; Montdidier, François ; Gavier, Louis, Charles ; Boyé, Henri ; Fréchon, Hippolyte, Jean ; Moiton, Alexis ; Blandin, Joseph ; Girard, Jean, Narcisse ; Danse, Charles, Olivier ; Balmet, René ; Lepagnol, Charles, Théodore ; Micheau, George, François ; Poutrait, François, Claude ; Tissandier, Joseph ; Bottet, François, Alexandre ; Viger, Henri, François, Paul ; Bador, Jean, Antoine ; Mocquant, François, Joseph ; Destains, Victor ; Fillias, Pierre, François). Il prêta son serment de décoré de Juillet, en mai 1831 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » l reçut sa croix le 23 juin 1831, et son brevet le 1er septembre de la même année. Le dévouement que Magisel montra en 1832 pendant l’épidémie de choléra lui valut les félicitations du préfet de la Seine et la nomination au poste de médecin du bureau de bienfaisance du Ier arrondissement de Paris et de la Société philanthropique. En 1833, on trouve son nom dans une liste de notables invités par le maire du (ancien) Ier arrondissement pour assister au bal donné à l’occasion du mariage des couples dotés par la Ville de Paris pour fêter l’anniversaire des journées de Juillet. Il fut décoré de la Légion d’honneur en 1839. En 1840, il fut choisi par le maire du (ancien) Ier arrondissement pour faire partie, pour cet arrondissement, de la délégation de décorés, tous vêtus de noir, qui allaient être admis à suivre le char funèbre, le 28 juillet, à l’occasion de la cérémonie de translation des cendres des victimes de Juillet sous la colonne de la Bastille. Ces décorés étaient au nombre de trois par arrondissement et devaient, par leur conduite, « mériter le plus cette marque de distinction ». Magistel publia plusieurs ouvrages, entre autres le Traité pratique des émissions sanguines. Il mourut en 1845 (mais le 16 février 1844 in Salle des inventaires virtuels des Archives nationales). En 1853, sa veuve, Adélaïde, Sophie, Ludivine, née Donton vers 1787, fit une demande de secours auprès de l’empereur ; elle se présentait comme la belle-sœur du général Soulès, ancien sénateur, mort pair de France, comme la sœur de Charles Donton, capitaine au 123e, disparu dans la campagne de Russie, sœur aussi de Joseph-Louis Donton, sous-lieutenant au 12e léger et mort en Espagne en 1812, cousine aussi de Alphonse Donton, mort gouverneur de Saint-Sébastien. Elle avait, en conséquence, « hérité de son mari et de la famille un dévouement sans borne à l’empereur Napoléon Ier, ainsi qu’à l’empereur Napoléon III, qui a continué si miraculeusement son œuvre ». Elle obtint un secours de cent francs en octobre 1853. Magistel demeurait hôtel de Bordeaux, 8, rue d’Enfer en 1828 ; 10, rue de Duras en 1830-1831 ; 94, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1833-1844 ; sa veuve, 6, rue de la Boucherie-des-Invalides en 1853. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Dubois, René, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement (où il est inscrit, curieusement) ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusquau 31 mai 1833 ; Archives de Paris VK3 10 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment ; Archives de Paris VK3 29, séance du 12 avril 1831, séance du 14 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 48, idem in dossier Montdidier, François ; Archives de Paris VK3 57 ; Archives de Paris VI1 1, mariages dotés par la Ville, juillet 1833, généralités pour les couples dotés de juillet 1833 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIV/M/1 Récompenses honorifiques.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.