Maher, Jean-Louis, Joseph
Biographie
Né le 2 messidor an VI (20 juin 1798) à Paris. Cocher de cabriolet. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 4 juillet 1831 et son brevet le 20 août de la même année. En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En juillet 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. En 1841, cocher de place, se trouvant « depuis longtemps sans emploi et sans ressources, ayant pour surcroît de charge sa mère âgée de soixante-seize ans et grièvement infirme, […] réduit dans un état de détresse absolue et pressé par le besoin », il sollicita des secours. Les renseignements de police recueillis sur son compte établissaient qu’il était célibataire, dans une position peu aisée et jouissant d’une bonne réputation. Il reçut quarante francs de secours en 1841 et en 1844. En 1851, les mêmes sources de police renseignaient : « Exerce la profession de sellier. Il n’a pas d’ouvrage en ce moment et s’est fait cocher. Il n’est donc pas sans moyen d’existence et sa position est d’autant moins précaire qu’il n’a aucune charge de famille. Il a un penchant très prononcé pour l’ivrognerie, et l’état presque continuel d’ivresse dans lequel il se trouve est seule cause de sa détresse. Nul en politique. » Il reçut cinquante francs en 1851. En 1853 : « Cet individu s’adonne de temps en temps à l’intempérance mais sans donner des sujets de scandale. On le représente d’ailleurs favorablement sous tous les autres rapports. Le nommé Maher se trouve dans un état de gêne par suite d’un accident qui l’a mis dans l’impossibilité de travailler depuis un mois. Sa position paraît, en résumé, digne d’intérêt. » Il reçut cinquante francs de secours en 1853 et en 1854, quarante francs en 1855. En 1856 : « […] Travaille rarement, cet homme est dans la plus grande misère. Depuis trois ans, il couche dans une cave chez M. Clédoux, loueur de voitures, rue du Chemin-de-Fer, n° 16 à Vaugirard, qui ne lui demande rien et le loge par charité. […] Il ne cherche pas d’ouvrage. La position dans laquelle il se trouve aujourd’hui est le résultat de sa nonchalance et de son ivrognerie car, aussitôt qu’il a de l’argent, il le dépense à boire. Comme conduite et moralité, on ne lui fait pas de reproche, il ne fait de tort qu’à lui. » Il reçut quarante francs de secours en 1856 et la même somme en 1857. En 1858 : « […] Bien qu’ayant un ancien penchant à l’ivrognerie, le sieur Maher est un brave homme dont la conduite morale et politique est satisfaisante. Il est digne de quelque intérêt. » Il reçut de nouveau quarante francs de secours en 1858. Il demeurait 25, rue Saint-Placide en 1830-1831 ; 31, rue Rousselet en 1835 ; 109, rue de Sèvres en 1836-1850 ; 8, impasse du Maine en 1851-1853 ; 20, rue de Sèvres en 1854 ; 16, rue du Chemin-de-Fer en 1856-1857. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement, année 1837 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851, idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204.