Mainfroy, Emile

Biographie


On trouve cette note à son nom : « Mainfroy, Emile a remis à M. Guyot une demande pour une sous-lieutenance. S’il ne pouvait obtenir ce grade, il voudrait obtenir la Croix de Juillet. Le recommander chaudement. » Il s’engagea volontaire le 28 novembre 1833 au 18e régiment d’infanterie légère, devint caporal le 5 juillet 1834, sergent-fourrier le 13 mars 1835, sergent-major le 1er décembre 1837, sous-lieutenant le 25 avril 1840 ; sa démission fut acceptée le 5 juillet 1842, puis il s’engagea volontaire aux zouaves le 23 septembre 1842, nommé caporal le 5 mars 1843, sergent le 5 juin 1843, sergent-major le 23 décembre 1843, adjudant sous-officier le 30 août 1846, sous-lieutenant le 13 décembre 1846. En 1848, il était toujours dans les zouaves et déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet, le 21 août 1848, la lettre suivante à la Commission : « C’est un républicain de 1830, un blessé de juillet (28), un combattant de la barricade Saint-Merri (6 juin 1832), qui prend la liberté de réclamer aujourd’hui une réparation contre l’injustice de l’ancien gouvernement. Engagé volontaire au 18e léger au mois de décembre 1833, je fus nommé sous-lieutenant le 25 avril 1840. Sous le coup d’une dénonciation de républicanisme, je fus forcé de donner ma démission, pour éviter un retrait d’emploi, dont j’étais menacé. Le 5 juillet 1842, cette démission fut acceptée. Pour ne pas perdre les fruits de cette carrière que j’avais embrassée, je me décidais à quitter la France et sous les auspices de Godefroy Cavaignac, je me rengageais aux zouaves, où je redevins sous-lieutenant le 13 décembre 1846. J’adressais donc à M. le ministre de la Guerre une demande qui avait pour objet le rappel de mon ancienneté d’officier. La réponse ci-jointe vous fera connaître les motifs du refus de M. le ministre. J’avais cherché dans notre législation quelque chose qui eût trait à ma position et n’y ayant rien trouvé j’eus l’espoir que ma demande eût obtenu une solution plus favorable. C’est pour obtenir une réparation que je prends la liberté de vous importuner ; votre mission, toute réparatrice, pourra m’être utile en cette circonstance car le gouvernement républicain, à qui j’ai voué mon existence, me dédommagera, je l’espère, des sacrifices de position que j’ai faits, dans l’intérêt de la cause qui triomphe aujourd’hui. Le gouvernement, avec votre appui, ne pourrait-il pas me nommer par suite d’augmentation des cadres de l’armée dans un des régiments qui sont sur la frontière. C’est là toute la prière que je fais, non pas comme récompense mais comme réparation. Comptant sur votre impartiale justice, j’ai l’espoir que vous ferez à ma démarche l’accueil qu’elle mérite. » Le lettre du ministère de la Guerre, en date du 16 avril 1848, qu’il joignait à sa demande avait refusé sa demande de compter comme temps d’ancienneté du grade de sous-lieutenant le temps entre sa nomination au grade de sous-lieutenant et sa démission du 18e régiment, en raison de la réglementation, et que d’ailleurs pareille demande de sa part avait été refusée pour les mêmes raisons en 1847 et que cette réglementation était restée inchangée depuis lors. Il fut recommandé par la Commission pour être réintégré dans l’armée comme sous-lieutenant. Il demeurait à Orléansville en Algérie en 1848. Archives de Paris VK3 47 in dossier Leroux, François, Benjamin ; Archives de la préfecture de police AA 400.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.