Mainfroy, Louis
Biographie
Né vers 1762 à Boutigny-en-Gâtinais (Seine-et-Oise). Maçon. Il s’illustra rue Saint-Antoine, rue Jean-de-l’Epine, au Louvre et au Palais-Royal. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir un secours. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Mainfroy, demeurant rue des Barres n° 18, a dans les journées de Juillet donné toutes les preuves de dévouement et de courage et a supporté des fatigues au-dessus de son âge. Nous l’avons vu, le 27, ramassant un fusil rue du Mouton et s’en servir. Le même jour, il était aussi rue Saint-Antoine sur les toits et lançait des tuiles sur la garde. Il est revenu rue Jean-de-l’Epine et s’y est battu fort longtemps. Le 28, nous l’avons vu aux barricades du Louvre et à la fontaine du Louvre. Il s’est transporté aussi place du Palais-Royal, où il a aidé à relever les cadavres. Le 29 juillet, il n’a pas cessé de se rendre utile en aidant à relever les morts. » Signé, le 30 septembre 1831 : manquent les signatures. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, reconnais avoir vu le nomme Mainfroy, le 27 juillet 1830, au coin de la Jean-de-l’Epine à 6 heures du soir, au même moment où je l’ai vu je l’ai fait rafraîchir car il était très échauffé en défendant la cause que l’on défendait à cette époque. » Signé : Renault, demeurant 6, rue Marivaux. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je reconnais m’être trouvé avec le sieur Mainfroy rue du Mouton et à la place du Châtelet dans les affaires du 27 juillet. » Signé : Boudin, Louis (voir ce nom ?), demeurant 16, rue Saint-Antoine. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, reconnais avoir vu le nommé Mainfroy le 28 juillet 1830 à la barricade de la rue Saint-Honoré, où je l’ai vu avec un fusil qu’il se servait illisible à la place du Palais-Royal aidait à ramasser des cadavres ; je lui ai parlé. » Signé, le 13 octobre 1831 : Boucton, demeurant 106, rue Saint-Honoré. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme étant dans une position malheureuse. Il demeurait 18, rue des Barres en 1831. Archives de la préfecture de police AA 400.