Maitrier, Nicolas

Biographie


Né le 3 février 1788 (le 15 février 1788 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et in Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales) à Courcelle (Haute-Marne). Marchand de volailles. Ancien caporal au 8e de ligne, congédié en 1815 après neuf années de service. Ouvrier cordonnier à façon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, il sollicita des secours. La police recueillit sur son compte les renseignements suivants : « […] Veuf et père d’un enfant à sa charge. Il jouit d’une bonne réputation sous le double rapport de la moralité et de la conduite. Une maladie qui l’a retenu au lit pendant six mois l’a jeté dans un état de gêne tel qu’il se trouve arriéré de deux termes de son loyer, qui n’est que de cent francs par an. » Il obtint un secours de quarante francs en 1839 ; puis, à la suite de nouvelles demandes, vingt-cinq francs en 1840. La police renseignait à son sujet en 1841 : « Ouvrier cordonnier peu aisé dont le domicile est indiqué rue Saint-Honoré, n° 94, a demeuré et travaillé chez un sieur Ribiery, bottier, parti pour les îles il y a deux mois. On ignore ce qu’est devenu le sieur Maitrier en quittant cette maison. » Il reçut un secours de quarante francs en 1841. En 1842, il indiquait être sans ouvrage et « dans une pénible situation par suite de maladie » ; la police donna sur son compte les informations suivantes : « Maitrier, Nicolas, cordonnier, âgé de 56 ans, veuf et sans enfant, décoré de la médaille de Juillet, demeure rue Montmartre, 20, chez le sieur Postel, qui le couche par humanité ; car Maitrier est devenu aveugle, ce qui rend sa position malheureuse. Il est digne d’intérêt. » Il toucha un secours de vingt-cinq francs ; puis un autre de quarante francs en 1843, un autre de vingt-cinq francs en 1844, de quarante francs en 1845, et de vingt-cinq francs en 1846. Il mourut le 18 ou 23 janvier 1847. Sa veuve, Marignaux, Anne, Marguerite, laissée seule avec deux enfants, fit une demande de secours en 1847 : « Elle occupe une place au marché des Prouvaires. Marchande de volailles depuis un an passé, elle perd de l’argent, faute de commerce et de la marchandise qui se gâte. Elle est dans la dernière nécessité et à ne pas pouvoir payer ce qu’elle doit aux marchands ainsi que son terme de loyer. » Elle reçut quarante francs de secours en 1849, suite à un rapport de police qui la décrivait comme « bien représentée » et dans une « position nécessiteuse » ; puis un autre secours de quarante francs en 1851 et de quarante francs en 1852. Maitrier demeurait 30, rue des Prouvaires en 1831 ; 47, rue de la Grande-Truanderie en 1838 ; 33, rue des Marmousets en garni en 1842 ; 63, passage des Chartreux en 1846 ; sa veuve, 34, rue de la Cordonnerie en 1849-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 90 et 92, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.

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