Mancel, Jean, François

Biographie


Né le 10 ventôse an IX (1er mars 1801) à Combourg (Ille-et-Vilaine), fils de Mancel, Julien et de Duchemin, Julienne, Marie, son épouse. Boulanger en 1822, débitant de tabac en 1823, marchand fruitier en 1830. « Atteint d’une fièvre légère, le 28 juillet 1830, a été subitement, lorsque les premiers coups de canon furent tirés près de lui au bout du pont Notre-Dame, pris d’un délire si furieux qu’on fut obligé de le lier dans son lit. » Il mourut le 5 août suivant, la cause devant, selon plusieurs médecins, en être attribuée aux événements de Juillet. Deux certificats médicaux attestaient des circonstances de son décès. Le premier certificat médical, ainsi rédigé : « Je soussigné, docteur de la faculté de médecine Paris, ex-professeur d’anatomie, avoir traité le sieur François, Jean Mancel, décédé le 5 août 1830. J’atteste que le susnommé n’est mort que par suite des affaires des 27, 28 et 29 juillet 1830. » Signé, le 13 août 1830 : Fournier-Deschamp, médecin. Le second certificat médical, ainsi rédigé : « Je soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre titulaire de l’ancienne Académie de médecine, dite Cercle médical, et de la Société de médecine pratique, certifie que le sieur François, Jean Mancel, âgé de vingt-neuf ans, demeurant à Paris, rue des Arcis n° 9, décédé le 5 août 1830, est mort par suite des événements des 27, 28 et 29 juillet dernier. » Signé, le 30 septembre 1830 : Berthelot, Jacques, Martin (voir ce nom), médecin. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Berthelot, Jacques, Martin (voir ce nom), médecin, demeurant 22, rue des Ecrivains ; Seurin, Auguste, Michel, cordonnier, demeurant rue de la Grande-Truanderie ; Fournier-Deschamp, médecin, demeurant 7, rue Thibaudoté. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Mancel, Jean, François, comme lui ayant donné leurs soins dans la maladie dont il mourut, « qu’il est décédé le 5 août 1830 par suite des événements des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il a été l’une des victimes de ces trois journées ». De même le 2 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Berthelot, Jacques, Martin (voir ce nom), médecin, demeurant 22, rue des Ecrivains ; Fournier-Deschamp, médecin, demeurant 7, rue Thibaudoté. Ils attestèrent que Mancel, Jean, François, « atteint d’une fièvre légère le 28 juillet 1830, a été subitement, lorsque les premiers coups de canon furent tirés près de lui au bout du pont Notre-Dame, pris d’un délire si furieux qu’on fut obligé de le lier dans son lit ; qu’il mourut le 5 août suivant et que sa mort a été le résultat de cette circonstance fâcheuse pour lui ». Il laissait une veuve, Bérard, Joséphine, née le 10 mars 1804 à Juliers (dans l’ancien département de la Rhur), fruitière, qu’il avait épousée le 27 mars 1822 à Fougères (Ille-et-Vilaine) ; sur l’acte de mariage Mancel, Jean, François est indiqué comme fils de feu Mancel, Julien, décédé le 20 février 1822 à Saint-Mallot, et de feue Duchemin, Julienne, Marie, décédée le 20 mars 1811 à Combourg, et comme étant boulanger ; Bérard, Joséphine est indiquée comme la fille de feu Bérard, Barthélemy, capitaine au 19e régiment d’infanterie de ligne, mort à l’affaire de Polostk le 30 juillet 1812, et de Perli, Jeanne, Marie, marchande ou débitante de tabac, demeurant à Fougères ; l’acte de naissance de Bérard, Joséphine, impossible à se procurer du fait des guerres et occupations successives fut suppléé par une déclaration devant notaire faite par six témoins, qui servit de preuve suffisante pour un jugement du tribunal de première instance de Fougères en date du 19 mars 1822. Sa veuve était enceinte en juillet 1830. Elle reçut un secours de cinquante francs, le 25 septembre 1830, un secours de cinquante francs, le 2 octobre, un secours de cinquante francs, le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 29 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quatre-vingt-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de quatre-vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quatre-vingt-cinq francs, le 2 septembre 1831, un secours de deux cent cinquante francs, le 13 septembre 1831 (Quittant Paris pour aller se fixer à Verdun, est-il annoté en face de son nom), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi deux enfants, qui furent pensionnées et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Joséphine, Jeanne, née le 17 avril 1823 à Fougères, et Caroline, Joséphine, Augustine, qui naîtra le 4 novembre 1830 à Paris. Le conseil de famille des orphelines était composé de la mère et de Monfallet, François, menuisier, subrogé-tuteur, demeurant 4, rue du Vieux-Marché-Saint-Martin en 1831. Joséphine, Jeanne fut placée, par décision en date du 3 février 1832, en pension chez la dame Capel à Brest et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1833. En 1835-1836, elle était élève dans une pension de Brest ; Joséphine, Augustine fut pensionnée de sept cents francs en 1838, elle était sans doute élève dans la même pension que sa sœur. Mancel, Jean, François demeurait à Fougères en 1822 et 1823 ; 9, rue des Arcis en 1830 ; sa veuve à la même adresse en 1831 ; 2-4, rue du Vieux-Marché-Saint-Martin en août et septembre 1831 ; à Verdun (Meuse) par la suite ; Caroline, Joséphine, Augustine à Brest en 1838. Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 10, p. 102 pour les enfants ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelines, idem Etat nominatif des enfants au-dessus de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessous de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIe arrondissement et état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 année 1833, VIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1837, orphelins de juillet 1830 qui ont atteint l’âge de sept ans ; année 1838 VIe arrondissement ; année 1839 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Gautier ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Langlois ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossiers Langlois et Mancel ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés.

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