Mancel, Julien, Simon
Biographie
Court. (Ou brocanteur in Archives de Paris VD6 288 n° 7) mais rentier dans l’acte de naissance de son fils, Charles, Ferdinand, Louis, Antoine. Il ne reparut pas à son domicile après le 28 juillet 1830. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Sa veuve, Perriche, Cécile, tenta d’obtenir une pension pour elle, comme veuve, et pour ses deux enfants. Pradeau, principal locataire du 35, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, délivra, le 21 août 1830, le certificat suivant : « Je certifie qu’il est à ma connaissance que le marie de madame Mancel a disparu depuis le 28 juillet entre 2 et 3 heures de l’après-midi et que depuis ce temps je n’en ai entendu parler d’aucune manière. En outre qu’elle a fait toutes les démarches possible mais elles ont été infructueuses. » Le commissaire de police de son quartier ne crut pas à la mort de Mancel et consigna dans un rapport les faits suivants : « Il a quitté ce logeur [un hôtel garni tenu par Pradeau, 35, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, N.D.A.] devant de l’argent, peu de jours avant les immortelles journées de Juillet et depuis il n’a point reparu. Cet homme est un condamné libéré ; par ce motif, monsieur le préfet, je le connaissais, administrant alors le quartier du Louvre, et il me surprendrait beaucoup qu’il eût pris les armes à l’époque dont s’agit. D’un autre côté, le sieur Trincot, boulanger rue de l’Arbre-Sec, n° 14, m’a affirmé avoir vu Mancel, qui est son débiteur, deux fois après la révolution : la première chez lui où il s’est battu avec sa femme de lui Mancel, et la seconde rue Dauphine près le Pont-Neuf. » Il avait aussi deux enfants : Charles, Ferdinand, Louis, Antoine, Hector, né le 8 octobre 1813 à Toulouse, et Hortense, Louise, Antoinette, Eugénie, Jeanne, Françoise, Elisa, le 6 juillet 1812 à Toulouse. Sa femme reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. La veuve reçut, après la révolution, vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, et aussi un secours de quarante francs le 23 août, un secours de quarante francs le 1er septembre 1830. Le fils sollicita d’abord d’entrer dans un corps d’artillerie puis, n’ayant pas l’âge requis, par une autre demande en date du 8 octobre 1830, dans l’administration des douanes. La demande de pension de la veuve fut rejetée avec la mention suivante : « Ancien forçat libéré. N’est pas mort. » Mancel demeurait rue Fermat à Toulouse en 1813 ; plusieurs années dans un hôtel garni tenu par Pradeau, 35, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois jusqu’en juillet 1830 ; sa veuve un hôtel garni du 64, rue de l’Arbre-Sec du 2 septembre 1830 au 28 août 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Liste des morts, pensions, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Citoyens du (ancien) IVe arrondissement dont les noms ne sont point inscrits au Panthéon et dont la cause de la mort est douteuse quant à sa nature pour mériter l’inscription au Panthéon ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/65.