Mancelle, Jacques, Auguste
Biographie
Né le 22 novembre 1788 à Giberville (Calvados), fils de Mancelle, François, journalier, et de Vautier, Madeleine, son épouse. Fourbisseur ou journalier. Il eut le pied droit coupé par un morceau de verre, ou le pied écrasé par un pavé, en construisant des barricades, le 28 juillet vers 20 heures dans la rue Favart. Il fut soigné à l’ambulance des Pyramides. Le certificat médical suivant constatait la blessure qu’il avait reçue : « Je, soussigné, docteur en médecine, agrégé près la faculté de Strasbourg, médecin de l’ambulance des Pyramides, etc., que le nommé Auguste Mancelle a été soigné à ladite ambulance pour une blessure au pied droit faite par un verre de bouteille et qu’il y est resté depuis le 15 août jusqu’au 8 septembre 1830. » Signé, 3 mars 1831 : Martinet. Suivait l’apostille de Dégenétais (voir Desgenetais, Charles), « fondateur de l’ambulance », qui précisait : « J’atteste avoir parfaitement connaissance d’avoir reçu le susnommé à ladite ambulance. » Il reçut un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud depuis le 8 septembre jusqu’au 8 octobre 1830. Il y reçut son uniforme de garde national, soit un pantalon, une paire de souliers, une paire de bas, un habit, un bonnet de police et une paire d’épaulettes. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le 28 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Dedidier, Jean, Joseph (voir ce nom), cocher, demeurant 2, passage Navarin ; Colonge, Isidore (voir ce nom), ferblantier, demeurant 7, rue Feydeau ; Besse, Pierre (voir Hocquan dit Besse, Pierre), serrurier, demeurant 11, rue et impasse Coquenard. Ils attestèrent connaître Mancelle, Jacques, Auguste et « savoir qu’il a été blessé par un pavé, en faisant des barricades, le mercredi 28 juillet 1830 à 8 heures du soir, rue Favart […], il a eu le pied écrasé ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 31 mai 1831, la conclusion suivante : « A montré une cicatrice, qu’il dit être la suite d’une coupure par verre de bouteille à la face plantaire du gros orteil du pied droit, circonstance qui, si elle est constatée, lui donne droit à être rangé dans la seconde classe des blessés avec une indemnité pendant deux ans. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans (sous le nom de Mancielle, Jacques, Auguste sur les listes du Moniteur universel). Il reçut (sous le nom de Mancelle, Jean, Auguste) à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était marié à Cheron, Rose, née le 16 septembre 1786 à Versailles (Seine-et-Oise), fille de Cheron, Alexandre, et de Augé, Anne, qu’il avait épousée le 25 avril 1825 à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris, et dont il eut trois enfants : Anne, Rose, née le 1er mars 1822, à Paris, Madeleine, née le 23 janvier 1825 à Paris, tous deux légitimées après le mariage de leurs parents, Augustine Julie, née le 20 novembre 1828. Il demeurait 14, rue de la Vieille-Place-aux-Veaux en 1828 ; 29, rue des Moineaux en 1831. Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 (sous le nom de Mancelle, Jean, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Mannel) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie (sous le nom de Mancelle, Jean, Auguste). Voir Mannel ?