Marceau, Jean, Fiacre, Marie

Biographie


Né le 3 août 1800 (30 août 1800 in Archives de Paris Vbis1K4 2) à Paris. Fabricant de filets. Il combattit le 28 juillet à la place du Châtelet, le 29 place Saint-Germain-l’Auxerrois et concourut à la prise du Louvre où, selon les témoins présents sur les lieux, « il a donné des preuves de courage et de bravoure […] ainsi qu’une grande humanité, même envers les ennemis de nos libertés après la victoire » ; le certificat était signé de Gaulin, chapelier, demeurant 36, quai de la Mégisserie, de Kresz aîné, négociant, demeurant 34, quai de la Mégisserie, et de Michel, portier au Louvre, qu’il protégea. Il reçut, le 20 août 1830, un secours de vingt-deux francs et cinquante centimes auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « C’est un ouvrier qui s’est bien battu. Il mérite la médaille et un léger secours. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 20 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1843, père d’une nombreuse famille, sa femme depuis longtemps malade, il sollicita des secours. La police donna alors sur son compte les renseignements suivants : « Marié, sans enfant, […] fabricant d’ustensiles pour la pêche et la chasse. […] On le représente comme très bon travailleur et menant une excellente conduite sous tous les rapports. » Il reçut quarante francs de secours en 1845. Il fut à partir de 1843 garde-pêche particulier à La Varenne-Saint-Maur. En 1852, suite à une autre demande de secours, la même administration précisait : « Depuis douze ans garde pêche à Varennes (commune de Saint-Maur). Cette place lui rapporte cent vingt francs par an et le droit de pêche dans son cantonnement, mais il en tire peu de profit. Marceau jouit d’une excellente réputation. Sa position pécuniaire est des plus malheureuses et il est fort digne d’intérêt. » Puis en 1856 : « Marceau est un ancien garde-pêche de la Varenne-Saint-Maur. Il a quitté cet emploi depuis un an pour venir habiter rue de la Parcheminerie, 21, où il est resté neuf mois. Actuellement il est concierge de la maison rue de la Harpe 28, hôtel Notre-Dame ; il touche cent soixante-quinze francs par an du propriétaire ; en outre il fabrique des ustensiles de pêche, qui lui rapportent deux francs par jour. Marceau est âgé de cinquante-six ans, il est marié, n’a pas d’enfant, sa femme s’occupe dans la maison à faire des chambres, elle gagne vingt francs par mois. Leur intérieur est propre et annonce des gens qui ne sont pas dans le besoin. Marceau a fait un congé au 9e régiment d’infanterie légère en qualité de tambour. Il est combattant et médaillé de Juillet et non décoré. Dans son quartier, cet homme jouit d’une bonne réputation, comme conduite et moralité. » Puis en 1857 : « […] Père d’un fils qui est sous les drapeaux, a été concierge. Il fabrique maintenant des articles de pêche, mais sa position est très nécessiteuse par suite des sacrifices qu’il s’impose pour venir en aide à sa femme, continuellement malade. La plupart de ses effets est engagée au mont-de-piété. Le sieur Marceau appartient à la société du 10 décembre et sa moralité est excellente. » Il reçut quarante francs de secours chaque année entre 1852 et 1857 ; son dossier fut classé sans suite en 1858. Il demeurait 34, quai de la Mégisserie en 1830 ; 18, rue des Fossés-Saint-Bernard en 1831 ; 31, rue Saint-Jean-de-Beauvais de 1841 à août 1843 ; à la Varenne-Saint-Maur entre 1843 et 1856 ; à Saint-Maur-des-Fossés en 1852 ; 21, rue de la Parcheminerie puis 28, rue de la Harpe en 1856 ; 6, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1857 ; 41, rue du Château au Petit Montrouge en 1858. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.

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