Marcou, Henry
Biographie
Né le 15 mars 1811 à Neuchâtel (Suisse). Garçon de théâtre puis commissionnaire. Il combattit boulevards et portes Saint-Denis et Saint-Martin, sur la place de Grève, au Louvre et au Palais-Royal. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi quelconque. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), de cinq francs en 1834 (sous le nom de Marcoud, Henry), de douze francs en 1835, de cinq francs et trente centimes en 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1835, il était toujours inscrit comme garçon de théâtre sur les listes de la mairie. En 1837, sa femme malade, père de deux jeunes enfants, ne gagnant qu’un franc cinquante par jour, il sollicita des secours. Le commissaire de police du quartier du Temple certifia à cette occasion qu’il n’avait « jamais donné lieu à aucune plainte ou reproche par sa conduite et il a mérité l’estime de ses voisins ». La préfecture de police donna, quant à elle, les renseignements suivants sur son compte : « Employé comme ouvrier à la Manufacture de tabac ; le faible salaire que lui procure cette place est insuffisante pour subvenir aux besoins de sa famille, aussi sa femme travaille-t-elle de son côté ; cependant leur position pécuniaire est peu heureuse. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1837. En 1841, il était homme de peine chez Allard, marchand mécanicien, 2, rue du Buisson-Saint-Louis, et payé deux francs par jour. Cette même année, la police rapportait sur son compte : « Souvent malade, il est obligé de garder le lit et ne peut en conséquence subvenir à ses besoins. Sa femme, qui est ouvrière jarretière, gagne fort peu de chose. Leur position n’est pas heureuse. Marcou jouit d’une bonne réputation et ne s’occupe pas de politique. » Il reçut vingt-cinq francs de secours en 1841, vingt-cinq francs de secours en 1842, vingt-cinq francs de secours en 1843, quarante francs de secours en 1844, quarante francs de secours en 1845, vingt-cinq francs de secours en 1846, soixante-cinq de secours en 1847. Il fut tué pendant l’insurrection de juin 1848, par une balle qui le frappa dans sa chambre. Il laissait une femme et un enfant, « dans une position nécessiteuse ». Il demeurait 13, rue de Malte en 1830 ; 15, boulevard Saint-Martin (mais 36, rue de Bondy in Archives nationales F/1dIII/35 B in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) en 1831 ; 13, rue de la Boule-Rouge en 1833 ; 6, rue d’Angoulême en 1834-1835 ; 37 bis, rue des Fossés-du-Temple en 1837 ; 12, rue du Buisson-Saint-Louis, un logement de cent francs par an, de 1841 à 1844 ; 143, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1847-1848 ; sa veuve, 129, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1849. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de 25 F ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Liste des décorés de Juillet non pensionnés qui se sont présentés pour participer à la répartition des quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement suivant mandat de pareille somme reçu le 28 juillet 1835, Liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au sixième arrondissement par un mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement par mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73.