Marie, Ambroise
Biographie
Né le 6 avril 1798 à Paris. Journalier. Il était le mari de Merlin, Marie, Louise (voir ce nom), qui mourut folle à la suite des combats de Juillet. Il déposa un dossier (on trouve en fait deux dossiers à peu près identiques à son nom) devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février et dans lequel il apparaît comme un combattant de Juillet. Il était alors père de trois enfants et marié (sans doute remarié puisqu’il indique que sa femme est décédée des suites des événements de juillet 1830 et qu’en 1848 le plus âgé de ses enfants avait sept ou huit ans). Il avait été blessé d’un coup de sabre à la tête le 5 juin 1832, pendant le soulèvement républicain à l’occasion de l’enterrement du général Lamarque. Il adressa la lettre suivante à la Commission (le texte suivant étant un mélange des lettres contenues dans chacun des deux dossiers, regroupé pour donner le plus d’indications biographiques) : « Le sieur Marie, Ambroise, homme de peine, demeurant à Saint-Mandé, a l’honneur de vous exposer. Premièrement qu’en juillet 1830, dans les journées des 27 et 28 il a combattu pour la cause de la liberté et que c’est à cette occasion que sa femme est tombée folle dans cette même journée, par le saisissement qu’elle a éprouvé et qu’elle en est morte, que les titres constatant ces faits sont à la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Deuxièmement qu’il a été également combattant pour la même cause aux journées de juin 1832, notamment le 5 lors de la prise du poste de la place Maubert ; que ce jour-là vers les 5 heures du soir, place Maubert rue de la Bûcherie il a été blessé d’un coup de sabre à la tête par les dragons qui venaient de l’Arsenal au secours du poste et chargèrent le peuple. Troisièmement qu’au 24 février, étant aux barricades dans le faubourg Saint-Antoine, il s’est armé d’un fusil, qu’un garde national lui a remis dans les mains, que par suite ce fusil a été remis à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; que sa profession est celle d’homme de journée dans la fabrique de verrerie de Saint-Mandé, fermée depuis la révolution, qu’il est père de trois enfants, dont l’aîné a huit (sept dans l’autre lettre) ans, qu’aujourd’hui il n’a pour élever sa famille que son travail dans les ateliers nationaux, jusqu’au moment de la réouverture de la fabrique de M. Nocus, son patron. » Sa lettre était apostillée des signatures de : Christ, capitaine de la 2e compagnie de la IVe légion de la garde nationale de banlieue, demeurant à Saint-Mandé ; Carbonnier, avocat, demeurant à Saint-Mandé ; Nocus, demeurant 1, rue du Rendez-Vous à Saint-Mandé ; Adam, demeurant 5, ruelle Pellé ; Tonneau, demeurant 9, rue de Bièvres ou 6, rue de Bièvres ; Turminy, demeurant 173, rue Saint-Denis ; Dubourg, demeurant 9, rue du Rendez-Vous à Saint-Mandé. Le maire de Saint-Mandé, Mongenot, tout en légalisant la signature de Marie, certifiait la véracité des faits contenus dans sa lettre. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le nommé Marie, Ambroise, résidant à Saint-Mandé, boulevard extérieur 23, a été blessé d’un coup de sabre à la tête par les dragons venant au secours du poste de la place Maubert, le 5 juin 1832, et que j’étais présent avec lui au moment de l’action. » Signé, le 6 mars 1848 : Vendenhorit, demeurant 7, rue de la Tigerie ou Latigerie illisible. Le 12 juin 1848, il fit une nouvelle demande de secours. Il fut recommandé par la Commission pour une place de gardien dans un palais national ou d’homme de peine dans un ministère. Il demeurait 23, bd extérieur à Saint-Mandé en 1848. Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Marie, Ambroise. Il y a in Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vandenhorick, Jean-Michel, un Marie, Ambroise, né vers 1799, maçon, demeurant 20, rue Saint-Antoine, qui comparut le 2 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Vandenhorick, Jean-Michel et « savoir qu’il a combattu le 29 juillet au Louvre et qu’il y a été blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche ».