Marie, François, Jean

Biographie


Né le 4 germinal an XIII (20 avril 1805) aux Invalides à Paris, « fils d’un ancien militaire mort sous les drapeaux de l’Empire, ayant commencé la carrière des armes sous la république ». Cordonnier ou ouvrier bottier et sans doute aussi portier. Il fut blessé par un coup de feu reçu au genou gauche (mais au genou droit dans une lettre quil écrit et dans un certificat médical in Archives de Paris VD6 173 n° 1), au cours de l’attaque de la caserne de Babylone. Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de quarante francs, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Sachant lire et écrire, il sollicita, le 16 septembre 1830, un emploi de concierge dans une maison royale, ou tout autre poste qui pût l’aider à soutenir sa famille. Il se présentait comme « ouvrier, mais un de ceux qui aiment la tranquillité publique et le bonheur de leur roi ». Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Marie, François, cordonnier, s’est fait remarquer au milieu de cette foule de héros citoyens qui ont fait pour l’indépendance des choses si prodigieuses que, se trouvant engagé des premiers dans l’attaque de la caserne de Babylone, il a eu le genou droit blessé par un coup de feu, dont on voit la trace vivante dans la cicatrice circulaire de la face interne de l’articulation tibio-fémorale. Aussi désintéressé que courageux, Marie s’est pansé lui-même et, quoique privé des ressources de son état que le gonflement douloureux de la jambe l’avait contraint de suspendre, il voulait garder le silence sur les droits qu’il a conquis à la reconnaissance publique. Je viens appeler l’attention bienveillante de l’autorité sur ce brave et modeste citoyen par ce certificat qui devra lui servir et valoir ce que de raison. » Signé, le 16 septembre 1830 : Comte, chirurgien du Théâtre royal de l’Odéon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re catégorie de la 2e classe auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il signa, le 10 mai 1831, la demande suivante en faveur d’Almès : « Une députation des blessés de Juillet se rend auprès de vous pour vous prier d’être auprès de Sa Majesté l’organe du désir qu’ils témoignent de voir M. Almes porté pour la décoration de la Légion d’honneur. Il était à leur tête aux jours glorieux de la Grande Semaine et lors de la prise de Saint-Cloud il rendit des services assez éminents pour que les autorités de cette ville en gardent un long souvenir. Les preuves éclatantes qu’il donna dans cette circonstance de sa bravoure et de son désintéressement méritaient l’attention de la Commission des récompenses nationales. Son nom aurait dû trouver place parmi ceux insérés dans le Moniteur. Nous espérons que notre Roi Citoyen voudra, dans sa justice, réparer cet oubli, en lui accordant la croix de la Légion d’honneur, que nous sollicitons avec empressement pour lui. » Il reçut, comme médaillé, la somme de vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution. Il reçut, en juillet 1833 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de vingt-cinq francs, à titre de décoré de Juillet. En 1834, cordonnier en vieux et portier au 20, rue de Condé depuis trois ans, « dévoué au gouvernement et ennemi des émeutes et des gens turbulents, […] ami de la tranquillité et de l’ordre public », il sollicita « un prompt et généreux secours », sa femme, blanchisseuse, étant sur le point d’accoucher et lui-même étant « dénué de toutes ressources ». Le préfet de police donna comme renseignement sur son compte qu’il était « d’un caractère fort doux » jouissait « d’une bonne réputation » et était « tout dévoué au gouvernement ». Il reçut un secours de cent francs. Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. En 1836, les mêmes sources recueillirent comme information à son sujet qu’il avait sa mère et deux enfants à charge que sa position n’était pas heureuse et qu’on faisait « l’éloge de sa conduite et de sa moralité » ; il reçut alors un secours de cinquante francs. Un secours de vingt francs lui fut alloué en 1839, de vingt-cinq en 1840, 1841. En 1842, suite à de « très bons » renseignements de la même administration, qui expliquaient aussi qu’il soutenait « seul sa famille », il reçut un secours de vingt-cinq francs. En 1843, empêché de travailler à la suite d’une maladie chronique, père de trois enfants, il sollicita de nouveau des secours et reçut vingt-cinq francs. Il mourut le 31 décembre 1843, laissant sa veuve, Duchêne, Zoé, mère de trois enfants, âgés entre deux et dix ans. En 1844, elle reçut un secours de quarante francs, de vingt-cinq en 1845, de quarante en 1846. En 1847, ayant reçu son congé, pour deux termes qu’elle devait, elle sollicita des secours ; la police renseigna qu’elle avait trois jeunes enfants à charge, sans « autres ressources que le produit de son travail comme ouvrière blanchisseuse » et méritait « intérêt sous tous les rapports ». Il demeurait 31, rue Monsieur-le-Prince en 1830-1831 ; 20, rue de Condé de 1831 à 1836 ; (20, rue de Condé à une date inconnue mais sans doute comprise entre 1837 et 1840 in Archives de Paris VI1 1, une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements) ; 12, rue des Cordiers en 1842 et 1843 ; sa veuve, 30, rue du Faubourg-du-Roule en 1844 ; 86, rue du Faubourg-du-Roule en 1847 et 1848. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (son nom est cité deux fois) ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, un gros cahier vert de récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement, et Etat nominatif des citoyens décorés de la médaille, auxquels il a été payé une gratification de vingt-cinq francs ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie ; Archives de Paris VI1 1, liste des décorés de Juillet, qui ont reçu un secours de vingt-cinq francs les 27 et 28 juillet 1833, idem Etat de répartition de la somme de quatre cent dix francs et cinquante-cinq centimes mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être attribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, idem une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements (sous le nom de Marie, Jean, François) ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives de Paris VK3 48 (sous le nom de Marie, Jean, François) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Almès ; Archives nationales F/1dIII/65 (sous le nom de Marie, Jean, François).

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