Marjolin, Jean, Nicolas
Biographie
Né le 6 décembre 1780 à Ray-sur-Saône (Haute-Saône). Docteur en médecine depuis 1808, chirurgien en second à l’Hôtel-Dieu depuis 1818, professeur à l’Ecole de médecine depuis 1819, membre de l’Académie de médecine depuis sa fondation en 1821, chirurgien à l’hôpital Beaujon depuis 1828, chevalier de la Légion d’honneur depuis 1825. Le 11 avril 1831, la Commission des récompenses nationales demandait au ministre de l’Intérieur en faveur de Dupuytren (voir ce nom), professeur à l’Ecole de médecine et officier de la Légion d’honneur, Boyer, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Marjolin, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Roux, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Larrey, chirurgien en chef des armées, commandeur de la Légion d’honneur et décoré sur le champ de bataille d’Eylau, Jobert de Lamballe, professeur à l’Ecole de médecine, en récompense de « l’empressement avec lequel ces messieurs ont consenti à former un jury médical chargé de l’appréciation de la gravité des blessures reçues en juillet et couvrir ainsi de leurs noms bien connus la responsabilité de la Commission dans la répartition délicate des pensions à accorder en vertu de la loi du 13 décembre. Ce jury, qui s’est régulièrement assemblé trois fois par semaine depuis le mois de décembre, a, depuis cette époque consacré à chaque séance trois heures d’un temps précieux, et n’a pas encore terminé ses travaux, par suite du grand nombre de blessés soumis à ses décisions » un grade supérieur dans l’ordre de la Légion d’honneur pour ceux qui jouissaient déjà de cette décoration et la décoration pour celui qui ne l’avait pas encore obtenue. Il avait signé, le 15 mars 1818 et renouvelé le 14 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de De Driesen Lallemand, Alphonse : « Je, soussigné, professeur particulier d’anatomie et de chirurgie, ex-chirurgien des hôpitaux militaires temporaires de Paris, chirurgien en second de l’Hôtel-Dieu, atteste que j’ai soigné en 1814 M. Alphonse Lallemand de Driesen pour un coup de baïonnette à la partie interne de la main gauche, qui s’est cicatrisé par première intrusion et qu’il avait reçu le 28 mars à la défense de Paris lors de l’invasion étrangère ; qu’ensuite apprenant que les hôpitaux étaient encombrés de blessés, que le typhus s’y était déclaré et voulant bien mériter de son pays de plus d’une manière, M. de Driesen s’y rendit pour augmenter le nombre de ceux qui prodiguaient des secours aux blessés et qu’il y contracta le typhus nosocomial ; que cette maladie qui a failli faire périr M. de Driesen était le résultat des fatigues éprouvées par lui en se livrant avec zèle et dévouement à un service qui coûta la vie à un grand nombre de médecins et de chirurgiens et qui était d’autant plus honorable qu’il était plus dangereux. » Il signa, en 1832 et comme « docteur et professeur de la faculté de médecine de Paris, et membre du jury médical près la Commission des récompenses nationales » et comme « docteur et professeur de la faculté de médecine de Paris, chirurgien de l’hôpital Beaujon, ayant fait partie du jury médical près la Commission des récompenses nationales », deux certificats en faveur de Debry, Didier. En 1840, il fut nommé officier de la Légion d’honneur. Il mourut le 4 mars 1850 à Paris. Il était le père de René, Nicolas, lui aussi chirurgien. Il demeurait 6, rue du Mail en 1814. Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/44 in dossier Bildé, Antoine (pour lequel il délivre sous le nom de Marjolin, un certificat médical) ; Archives nationales F/1dIII/45 in dossier de Booz, André, Stanislas, Jean-Baptiste (pour lequel il délivre un certificat médical) ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Bourdillat, Jean, Charles, Alphonse (pour lequel il signe un certificat de décès en tant que chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon) ; Archives nationales F/1dIII/48 in dossiers Caurière, dit la Jeunesse, Jean (pour lequel il signe un certificat de décès en tant que chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon) et Monnier ou Monyer, Louis (pour lequel il signe un certificat de décès en tant que chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon) ; Archives nationales F/1dIII/50 in dossier Cortez Balbino (pour lequel il signa du nom de Marjolin un certificat médical) ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Debry, Didier ; Archives nationales F/1dIII/58 in dossier Héribel, Victor, Edouard (pour lequel il signa du nom de Marjolin un certificat attestant qu’il avait aidé à transporter un blessé) ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Libert, Gabriel, Joseph, Marie (pour lequel il signe, du nom de Marjolin et comme chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon, un certificat d’entrée et de décès) et dossier Lompy, Jean-Claude (pour lequel il signe, du nom de Marjolin et comme chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon, un certificat d’entrée et de décès) ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Niles, Pierre (pour lequel il signe, du nom de Marjolin et comme chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon, un certificat d’entrée et de décès) ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Roignan, Pierre, Jacques (pour lequel il signe un certificat en 1832) ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Séné, Adolphe, Louis, Baptiste (pour lequel il signe, du nom de Marjolin et comme chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon, un certificat d’entrée et de décès) ; Archives nationales F/1dIV/M/4 Récompenses honorifiques (le dossier pour la Légion d’honneur de son fils René, Nicolas, nommé chevalier de, en date du 9 mars 1854) ; Archives nationales LH/1746/5 (son propre dossier à la Légion d’honneur) ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Almès, Amédée (pour lequel il signe un certificat médical) ; Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Driesen de, Lallemand, Alphonse.