Marsil, Pierre, Joseph, Simon
Biographie
Né le 4 pluviôse an X (24 janvier 1802) (mais né vers 1808 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail ; en 1801 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales ; bien le 4 pluviôse an X in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Paris. Chaudronnier. Il fut blessé d’une balle reçue au genou gauche, alors que, le 28 juillet, il combattait, armé, à la Grève. Hauchecorne, Louis, Alexandre, dans l’exposé qu’il présenta à la Commission des récompenses nationales, de sa propre conduite pendant les combats, donnait les informations suivantes sur le compte de Marsil : « […] Le 28, l’exposant n’a sorti que sur les 10 heures du matin. Il fut au (ancien) VIIe arrondissement où avec plusieurs il retira le drapeau blanc de la mairie. Il se rendit à 11 heures environ à la place de Grève, où nous vîmes l’artillerie et les chasseurs de la garde qui avaient pris leurs positions sur le pont Notre-Dame, lesquels ont attaqué le peuple sur les 11 heures et demie. Nous étions placés à sept en tirailleurs au pont d’Arcole et avons soutenu un feu meurtrier pendant deux heures et demie, ayant vu planter trois fois le drapeau tricolore sur la rampe du pont où le nommé Arcole a succombé. Nous avons battu en retraite, pendant laquelle j’ai relevé une victime blessée : c’était un chaudronnier demeurant passage de la Marmite et l’ai placé dans la rue Saint-Gervais dans la cour d’un marchand de vin, pour qu’on en prît soin […]. » Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis. La mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Coup de feu au genou gauche avec fracture des extrémités des os ; gonflement considérable et suppuration abondante ; ankylose du genou avec flexion de la jambe sur la cuisse. Estropié. » Il reçut un secours de cent vingt francs en août et un secours supplémentaire de cinquante francs en septembre 1830 (par erreur sous le nom de Mareil, Pierre, Joseph), sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de cent francs, le 14 septembre 1830, un secours de cent francs (Remis au Dr Hureau), le 28 septembre, un secours de cent cinquante francs, le 20 octobre 1830, un secours de cent francs, le 10 novembre 1830, un secours de cent francs, le 6 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 3 janvier 1831 (Sur l’acquit de M. Hureau, est-il indiqué en face de son nom), un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 14 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de quarante francs, le 25 avril 1831, un secours de cinquante francs, le 9 mai 1831, un secours de cinquante francs, le 2 juin 1831, un secours de cinquante francs, le 1er juillet 1831, un secours de soixante francs, le 2 août 1831, un secours de soixante francs, le 2 septembre 1831, un secours de soixante francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Marsile, Pierre, Joseph, Simon sur les listes de la mairie et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 qui est a priori la bonne orthographe, faire le changement ?). Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu au genou gauche, de la base de la rotule vers le jarret, en traversant l’articulation ; guérie mais avec gonflement du genou et ankylose, avec flexion de la jambe sur la cuisse, équivalent à la perte d’un membre. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui équivaut à la perte totale d’un membre et qu’il doit être rangé dans la sixième classe des blessés. » Marsil fut admis dans la 6e classe des blessés, pensionné de sept cents francs (sous l’identité de Marsil, Pierre, Jean, Simon sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel), et la souscription nationale lui accorda une rente perpétuelle de cent cinquante francs (sous le nom de Marsil, Pierre, Joseph, Simon). Il était marié et avait un fils, Marsil, Pierre, Joseph, qui est indiqué comme étant considéré comme orphelin sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; il lui fut, effectivement, accordé, à titre d’orphelin, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1833, il obtint une indemnité afin d’aller prendre les eaux thermales et y soigner ses blessures ; en 1834, il sollicita que la même indemnité lui fût allouée et pour la même raison et il obtint trois cents francs. En 1836, suite à une nouvelle demande d’indemnité afin de se rendre au eaux, la préfecture de la Seine le disait établi marchand chaudronnier. L’indemnité lui fut, cette fois, refusée, le montant des crédits alloués pour le secours de combattants de Juillet ne le permettant plus. Marsil demeurait 27, rue Phélippeaux (mais 29, rue Phélippeaux deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II ; bien 27, rue Phélippeaux in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, V-VI etc. et VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales), passage de la Marmite ou du Commerce de 1830 à 1834 ; ses parents, 38, rue de la Tonnellerie en 1830 ; 2, rue Saint-Benoît au quai Saint-Martin en 1842 ; 23, rue du Marais en 1843. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel (par erreur sous le nom de Mareil, Pierre, Joseph) ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 36 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 39 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 104 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement, p. 101, 102, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 8 in dossier Hauchecorne, Louis, Alexandre ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIe arrondissement ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat nominatif des décorés de la Croix de Juillet qui touchent une pension (sous le nom de Marsille, Pierre, Joseph, Simon), Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de 25 F ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés (sous le nom de Marcil, Pierre, Joseph, Simon, idem Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Bourgaux, F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82, lettre du ministère du Commerce et des Travaux publics en date du 28 mai 1834, aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le seul nom de Marsil) et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, orphelins et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 5e classe ; Archives du ministère de la Guerre, Archives des invalides pensionnés 4Xy 5 (Keller-Messier)