Martin, Jean-François
Biographie
Né le 19 octobre 1812 à Paris. Ouvrier menuisier ou ébéniste. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 24 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, aux rassemblements de la rue Saint-Honoré, à coups de pierres contre les gendarmes. Ensuite, jusqu’au faubourg Saint-Antoine ; a eu un pistolet chez un armurier. Le 28, à la Grève le matin avec son pistolet ; il eut un fusil à la mairie du (ancien) IXe arrondissement et combattit au pont Rouge et au quai de la Cité. Vers 2 heures, retourné à la rue Saint-Antoine ; à une barricade qu’il a franchie a tué un garde royal ; revint encore par le pont Rouge, combattu au quai de la Cité ; est demeuré de poste à la place Maubert et y est demeuré six jours. A fait partie de la compagnie du 29 juillet, s’est engagé pour le 3e léger ; sa mère l’a fait revenir parce qu’il n’avait pas l’âge et qu’il est son seul soutien. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 24 février 1831, à une voix pour la croix, huit voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1837, « privé de travail depuis plusieurs mois », père de deux enfants en bas âge, sa mère âgée et infirme à charge, il sollicita un secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Ne demeure plus rue Galande, n° 6. Sa mère est domiciliée rue de la Bûcherie, n° 1 mais elle ignore son adresse ou ne veut pas l’indiquer. Cet individu est un fort mauvais sujet, qui a subi une condamnation pour vol et qui récemment encore a été condamné à quinze jours de prison pour voies de fait. Il est ouvrier graveur. » En 1846, père de deux enfants, sa femme malade, « n’ayant jamais rien reçu », il sollicita des secours. La même administration donna alors sur son compte les renseignements suivants : « […] Manque d’ouvrage depuis quelque temps ; aussi est-il dans une situation précaire. C’est un homme tranquille et bien famé. » Il reçut un secours de quarante francs en 1847. Il demeurait 6, rue Galande en 1831-1837 ; 48, rue de la Roquette chez Lemoy en 1846. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 24 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 24 février 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65. Voir sans doute l’autre Martin, Jean-François ?