Massot
Biographie
Avocat. On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « [Dans les combats en face de l’Hôtel de ville, le 28 juillet] Au nombre des citoyens qui se distinguèrent, sont MM. Victor Chevallier, commis négociant et Massot, avocat ; les jeunes Etienne Boulin, de Rouen, et Adolphe Favre, de Lille, M. Fumeran peintre paysagiste, Durocher (de Lyon), Victor Baltar, Raveau fils, MM. Murat et Montessuy, élèves de l’Ecole des Beaux-Arts, Harvé, graveur, furent blessés, le premier en combattant vaillamment sur le pont d’Arcole. On vit un étudiant en médecine, M. Hippolyte Daniel, se précipiter, au milieu d’une grêle de balles, au secours des braves atteints par le feu des royalistes. » « La nation française avait consacré un monument à la sépulture de ses grands hommes ; un pouvoir, qui ne connaissait ni patrie ni grands hommes, en dénaturant la destination de ce monument, en avait en même temps effacé cette inscription aussi sublime que simple : Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. Aujourd’hui que la France vient de reconquérir ses droits, et que la liberté lui a rendu des héros, le Panthéon doit revivre, protégé par la noble idée qui lui donna naissance. Si la liberté est le premier besoin de la patrie, la reconnaissance est aussi son premier devoir. Hier dimanche, 1er août, à midi, M. Lebas, fils du conventionnel de ce nom, professeur au collège Saint-Louis, M. Massot, avocat, M. Eric Bernard, artiste dramatique, et plusieurs de ses camarades ont rétabli cette inscription si chère à tous les cœurs, et inauguré un drapeau tricolore au-dessus du front de l’édifice. Le cortège, composé des 1re et 5e compagnies du corps national des étudiants, a été salué par des acclamations universelles ; une foule est venue se ranger sur la place du Panthéon, et au moment de l’inauguration de l’inscription, les drapeaux se sont inclinés, les tambours ont battu aux champs, et la foule a répondu par des cris mille fois répétés : Vive la liberté ! Vive la nation ! » La Gazette des tribunaux, 2 et 3 août 1830 ; Le Journal du commerce, 2 août 1830 ; La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 2 août 1830 (sous le nom de Masset) ; Le National, 3 août 1830 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 342 ; Tableau dramatique de la justice au XIXe siècle, tome Ier, chez Surcy et Camus, Paris, 1847, p. 236.