Massot, Théodore
Biographie
Né le 21 avril 1806 à Gap (Hautes-Alpes). Avocat. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « Parmi les combattants, de toutes les conditions se trouvait une foule d’avocats, les uns armés de fusils, les autres de sabres ou de pistolets, et leur présence attestait assez qu’en France, tout citoyen est soldat, quand il s’agit de défendre les libertés publiques. Je voudrais pourvoir nommer ici tous ceux qu’on a rencontrés dans les rassemblements, et qui, par leur courage, par leur activité, par l’énergie de leurs exhortations ont puissamment concouru, soit à remporter la victoire, soit à empêcher qu’elle fût souillée d’aucun excès. Ma mémoire ne saurait y suffire ; mais dès présent je puis citer les noms de […] M. Massot. » Il fit partie avec Brame Jules, Chapuis Michel Marie, Crampel Louis André, Daniel, Ernest, Duclos-Blerzy Pierre Louis Joseph Etienne, Dufour Louis, Gillard Louis, Jacob Jean-François, Lepage Nicolas Séverin, Perlé André Théodore, Tassin Jacques Nicolas, Aronsshon Nestor, Verdot Jean Maurice, Leymarie Jean Léonard Repaire, des quinze membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) IVe arrondissement. Dans sa séance du 13 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, demanda, sur la proposition de M. Vicquart (sic) (voir Vicard, Louis) l’ajournement de toute décision de récompense honorifique à son égard « pour faits contraires à la vérité ». Dans sa séance du 15 avril 1831, le même comité des renseignements le signalait « comme ayant avancé des faits contraires à la vérité ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le simple nom de Massot, Théodore sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). On trouve cependant cette note dans son dossier : « M. Roques, membre adjoint du (ancien) XIe arrondissement atteste que M. Massot, Théodore a déclaré au jury qu’il s’était battu le 28 juillet à la Vallée et le 29 à la caserne de Babylone. M. Massot, dans un rapport de sa conduite durant les événements de Juillet, avance des faits tout à fait en contradiction avec ce qu’il a dit au jury. Dans ce rapport, il expose que le 28 il a combattu depuis 1 heure jusqu’au soir au combat de la place de Grève sous l’arcade Saint-Jean et le 29 au Louvre. D’après les dires de plusieurs membres du comité de révision, il paraîtrait constant que ce M. Massot n’aurait pris part à aucun combat. On appelle l’attention de la Commission à ce sujet. » En 1831, il était substitut du procureur à Gap et prêta son serment de décoré de la Croix de Juillet, nécessaire pour pouvoir retirer cette dernière ainsi que le brevet qui l’accompagnait, le 5 novembre 1831, devant un adjoint au maire de Gap ; ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Le certificat de prestation de serment fut établi au nom de Massot, Antoine, Théodore, Fidèle. Il demeurait 20, rue Saint-Dominique-d’Enfer en 1831. La Gazette des tribunaux, 26, 27, 28, 29, 30, 31 juillet et 1er août 1830 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, Etat des citoyens décorés de la Croix de Juillet, absents de Paris ou non trouvés au domicile indiqué, auxquels n’ont pu parvenir les lettres d’avis qui leur ont été adressées pour les inviter à retirer leurs décorations, Etat des citoyens décorés de la Croix de Juillet, dont la décoration n’a pas encore été retirée, prestations de serment et autorisations de retirer des brevets, reçus de brevets, correspondance générale, demandes de décorations et médailles (il donne son état civil complet de Massot, Antoine, Théodore, Fidèle) ; Archives de Paris VK3 29, séance du 13 avril 1831, séance du 15 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys. Il y a dans Internet, un Théodore Massot : né le 22 avril 1806 et mort le 16 décembre 1846, avocat général de Caen en 1836, procureur du roi à Lyon en 1845, conseiller général de Saint-Etienne en Dévoluy à partir de 1833.