Maubert, Emile
Biographie
Né vers 1797 à Angers (Maine-et-Loire). Horloger. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Maubert, Emile a combattu dans nos glorieuses journées de Juillet et partout où il s’est trouvé pour la défense de nos libertés. Le 27, il se trouvait au Palais-Royal dans l’après-midi, à lire à haute voix les écrits pour exciter les braves patriotes au renversement du despotisme. Le 28, en quittant le quai en face la place de Grève, il alla sonner le tocsin à Notre-Dame et planta sur la tour avec sa cravate le drapeau de la liberté [sans doute dans la suit du 28 au 29 selon sa fiche à la Commission, N. D. A.]. » Signé : Herfort (voir Herfort, François, Joseph), décoré de Juillet, demeurant 15, passage Saint-Jean-de-Latran ; Dalaud (voir Dalaud, Jean-Baptiste), décoré de Juillet, demeurant 22, rue du Foin-Saint-Jacques ; Desprez, Auguste (voir Desprez, Louis, Auguste), décoré de la Croix de Juillet et pensionné, demeurant 12, rue Guizarde, qui ajoutait « avoir vu et entendu lire des écrits tendant à la révolte ce 27 juillet 1830 par M. Maubert, Emile » ; Lanoë (voir Lanoé, Louis, Jean-Baptiste), demeurant 17, rue du Foin-Saint-Jacques, qui ajoutait avoir vu « le nommé Maubert, Emile, parmi les combattants qui étaient à la caserne de Babylone le 29 juillet 1830 ». Il demeurait rue Pierre-Sarazin en juillet 1830 ; 22, rue de Buci en 1831. Archives de la préfecture de police AA 402.