Mauroy de, Léopold

Biographie


Né vers 1816 et donc âgé de quatorze ans en juillet 1830, il était le fils de Mauroy, Albert, Louis, Félix, Eugène (voir ce nom) et le frère de Mauroy, de, Eugène (voir ce nom). Dans le Rapport à M. le général en chef Lafayette sur de Mauroy et ses fils, rédigé par plusieurs habitants de la rue Saint-Honoré, il est fait ainsi mention de lui : « […] Nous avons vu M. de Mauroy construire avec ses compagnons de gloire une première barricade vis-à-vis la rue des Pyramides et prendre sous le feu de la garde royale tout ce qui se trouvait sous sa main pour la former, aidé de ces deux fils, âgés de onze et quatorze ans. Nous l’avons vu en faire construire une deuxième puis une troisième en avant de la première, sous les yeux et le feu de l’ex-garde. […] Jeudi, à la tête d’une quarantaine de citoyens tous dévoués à la mort, il [le père] s’est battu sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, vis-à-vis le Louvre, à côté du brave Godey, a fait un feu roulant sur les Suisses, a contribué à la prise d’assaut du Louvre, sur lequel il a marché au cri de la liberté ou la mort, s’est battu ensuite la place du Carrousel avec ses glorieux compagnons de gloire, et est entré avec eux dans les Tuileries, prises d’assaut, en passant par une fenêtre du pavillon Marsan. Le jeune de Mauroy, âgé de 14 ans, soldat en naissant, enfant de troupe dans les sapeurs mineurs, a combattu avec un courage et un sang-froid sans exemple, a reçu une forte contusion à la cuisse droite, et sa capote percée de trois balles. Cet héroïque enfant, bravant tous les dangers, excitait par son intrépidité l’admiration des braves défenseurs de nos droits et de la liberté. » Dans un autre certificat, délivré en faveur du père, on trouve aussi ce certificat, le concernant : « A la nouvelle des premiers coups de fusil tirés à Bruxelles pour la cause sacrée de la liberté, M. de Mauroy se mit à la tête d’un fort détachement de volontaires et prit la route de Bruxelles, accompagné de son jeune fils âgé de quatorze ans, enfant de troupe de sapeurs à peine guéri de sa blessure, arriva en Belgique à marche forcée, assista au bombardement et à la prise d’Anvers avec son fils, traversa l’Escaut à la nage, tout habillé l’épée au côté pour attaquer les Hollandais. » Le 9 avril 1831, au moment de la clôture des travaux de la Commission des récompenses nationales, son père fit parvenir à la Commission la lettre suivante : « Plein de confiance dans votre justice, permettez-moi de solliciter la médaille pour mon fils Léopold de Mauroy, qui a donné dans les trois journées des preuves d’un grand courage et dont le jeune cœur a su battre pour la patrie et contribuer à en chasser ses oppresseurs à jamais. Ce jeune homme, voulant mourir pour sa défense, dans le cas d’une injuste agression, va entrer dans un régiment. Ce signe de l’honneur national que je demande pour lui doublera ses forces dans les combats et lui sera doublement précieux puisqu’il aura sur son brevet les noms des membres de la Commission et celui de l’illustre guerrier qui la préside, noms si chers aux braves et qu’ils ont appris à connaître au champ d’honneur. » Il demeurait 34, rue de la Sourdière en 1830-1831 ; 13, rue Neuve-Saint-Roch en 1831. Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Mauroy, Albert, Louis, Félix, Eugène.

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