Mauroy de, Amédée, Eugène
Biographie
Né le 4 mai 1817 à Arras (Pas-de-Calais) et donc âgé de treize ans en juillet 1830, il était le fils de Mauroy, Albert, Louis, Félix, Eugène (voir ce nom) et le frère cadet de Mauroy, de, Léopold (voir ce nom). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Dans le Rapport à M. le général en chef Lafayette sur de Mauroy et ses fils, rédigé par plusieurs habitants de la rue Saint-Honoré, il est fait ainsi mention de lui : « […] Nous avons vu M. de Mauroy construire avec ses compagnons de gloire une première barricade vis-à-vis la rue des Pyramides et prendre sous le feu de la garde royale tout ce qui se trouvait sous sa main pour la former, aidé de ces deux fils, âgés de onze et quatorze ans. Nous l’avons vu en faire construire une deuxième puis une troisième en avant de la première, sous les yeux et le feu de l’ex-garde. […] Jeudi, à la tête d’une quarantaine de citoyens tous dévoués à la mort, il [le père] s’est battu sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, vis-à-vis le Louvre, à côté du brave Godey, a fait un feu roulant sur les Suisses, a contribué à la prise d’assaut du Louvre, sur lequel il a marché au cri de la liberté ou la mort, s’est battu ensuite la place du Carrousel avec ses glorieux compagnons de gloire, et est entré avec eux dans les Tuileries, prises d’assaut, en passant par une fenêtre du pavillon Marsan. […] Le plus jeune des fils de M. de Mauroy, âgé de treize ans, a travaillé à la construction des barricades dans la rue Saint-Honoré et, à plusieurs reprises, a porté à son père des cartouches, sous le feu du 6e de l’ex-garde. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il était sous-officier en Belgique en 1831. Un certificat du Corps franc belge d’Anvers pour la sécurité des bassins et du commerce était ainsi rédigé, le concernant : « Nous, soussignés, officiers dudit corps, certifions que M. Eugène de Mauroy, sous-officier de sapeurs mineurs, a fait le service devant l’ennemi dans ledit corps avec toute l’exactitude, régularité, obéissance et bravoure qu’on peut attendre d’un vieux soldat, quoique ledit sous-officier n’ait que l’âge de quatorze ans. » Anvers, le 9 décembre 1830, suivent les signatures d’officiers. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de soixante-quinze francs en 1850, en 1851, un secours de soixante-quinze francs et un secours de cinquante francs en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 34, rue de la Sourdière en 1830-1831 ; 13, rue Neuve-Saint-Roch en 1831 ; 363, rue Saint-Honoré en 1849-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Mauroy, Albert, Louis, Félix, Eugène; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Mauroy fils, Amédée, Eugène) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, lettre en date du 7 mars 1849, idem lettre en date du 9 mars 1849 (sous le nom de Mauroy fils, Eugène, Amédée) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47 (sous le nom de Mauroy fils, Eugène, Amédée), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73 (sous le nom de Mauroy fils, Eugène, Amédée), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Mauroy, Eugène), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Mauroy fils, Eugène, Amédée), idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Mauroy fils, Eugène, Amédée), idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 (sous le nom de Mauroy, Eugène, Amédée).