Mauvais, Nicolas ou Mauvais aîné

Biographie


Né le 27 octobre 1793 à Epernay (Marne). Tailleur puis, par suite du peu de réussite dans ses affaires, il devint courtier en vins et en spiritueux depuis 1839. Le ministère de l’Intérieur fit parvenir une pièce le concernant à la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février (si cest le même... toutes les infos viennent de Archives de la préfecture de police AA 402 sauf linfo sur la dépêche transmise par le ministère de lIntérieur). Le 14 mars 1848, il adressait la lettre suivante à la Commission, afin d’obtenir « une place dans une administration quelconque, si minime qu’elle soit, même une place de concierge dans un château ou dans une administration », précisant : « […] Cet état [de courtier] m’a donné tant de peine et de fatigue, m’a soutenu à peine. Jusqu’alors, le seul avantage que j’ai pu tirer dans cette partie est une congestion cérébrale, il y a quinze mois, dont je sortais à peine quand le 23 février au matin j’ai pris les armes un des premiers dans la commune de La Chapelle-Saint-Denis, où je réside depuis dix ans […]. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Les citoyens soussignés, gardes nationaux et membres du conseil municipal de la commune de La Chapelle-Saint-Denis (Seine), recommandent de la manière la plus pressante à la bienveillance du gouvernement provisoire le citoyen Mauvais aîné, sergent à la Ire légion, 2e bataillon, 1re compagnie des chasseurs, comme s’étant particulièrement distingué dans les dernières journées. Ce sous-officier, à peine convalescent d’une longue et cruelle maladie, s’est néanmoins porté partout où le danger était le plus imminent et, de concert avec ses concitoyens, a montré une présence d’esprit et un zèle dignes de tout éloge. » Signé, le 29 février 1848 (pour les signatures lisibles) : Douillet, marchand boucher ; Dheilly, membre du conseil municipal ; Millet, négociant en vin ; Letellier, lieutenant à la 1re compagnie de chasseurs ; Merle, sergent-major à la 1re compagnie de chasseurs ; Prudhomme ; Soudé, propriétaire et garde national ; Gautier, commandant la 1re compagnie de chasseurs ; Boursaud, capitaine ; Ménestrier ; Coulomb, officier de la garde nationale ; Lacaille ; Lassuge, membre du conseil municipal ; Chabot. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il s’était marié à Paris le 25 septembre 1819 au (ancien) VIIe arrondissement et père d’un enfant en 1848. Il avait sa fille mariée à un tailleur mais sans travail en 1848 et dont leurs deux de leurs trois enfants vivaient chez lui, et avait aussi à charge un neveu orphelin âgé de dix ans. Il était sergent à la 1re compagnie de chasseurs du 2e bataillon de la Ire légion de la garde nationale de La Chapelle. Il demeurait à La Chapelle-Saint-Denis depuis 1838 ; 4, rue Doudeauville à La Chapelle-Saint-Denis en 1848. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 15 novembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives de la préfecture de police AA 402.

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