Mauzin, Napoléon
Biographie
Né le 16 mai 1806 à Brest (Finistère). Ouvrier marbrier en papier de fantaisie. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et dans lequel il se présentait comme ayant participé à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, la lettre suivante à la Commission : « Maurin, Napoléon (sic), ayant participé comme combattant lors de la révolution de 1830 puis les 23 et 24 février 1848, sollicite de vous, citoyens, une place de gardien dans un jardin public ou dans quelque propriété nationale ou de garde forestier. Père de famille de quatre enfants, ayant sa femme sur le point d’accoucher, privé de tout, il vous prie d’avoir égard à sa fâcheuse position. Il s’est battu en 1830 comme en 1848. Il n’a jamais rien demandé. Si ce n’était la dure nécessité où il se trouve, son dévouement et son désintéressement envers la république, il n’aurait encore rien demandé en 1848 (sic). » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le citoyen Maurin, Napoléon (sic), demeurant rue de l’Arbalète 26, a combattu les 23, 24 février 1848, pour conquérir la république et la liberté. Depuis le 24 février, il a occupé le poste des municipaux, quartier Mouffetard pendant neuf à dix jours consécutifs et n’a été relevé de ce poste que le jour où la garde mobile est venue relever le poste. » Signé : Gerardin, demeurant 1, barrière de la Glacière, au bâtiment de l’octroi ; Henry ; Vauthier, demeurant 26, rue de l’Arbalète ; Quénou, demeurant 57, rue Mouffetard ; Favre, demeurant 27, rue des Lyonnais (numéro incertain) ; Chevallier, demeurant 26, rue de l’Arbalète, qui le désignait comme « un homme très recommandable ». Il fut recommandé par la Commission pour l’emploi de chef de station ou de surveillant dans le chemin de fer ou une somme une fois donnée. Le 3 janvier 1850, parti à vingt-cinq lieues de Paris travailler la terre parce que sans ouvrage, à la veille d’être chassé de chez lui parce que devant quatre termes à son propriétaire, n’ayant reçu que quinze francs de secours à l’Hôtel de ville depuis la Révolution de Février, il sollicitait un secours. Il était marié et père de quatre enfants en 1848. Il demeurait 26, rue de l’Arbalète en 1848 ; 3, rue des Marmousets-Saint-Marcel en 1848-1850. Archives de la préfecture de police AA 402.