Mayerski, Joseph
Biographie
Ancien militaire. Maç. Blessé, marié et père de deux enfants, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il signa, le 19 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Gauthier, Jean : « Je, soussigné, Joseph Mayerski, demeurant rue du Marché-Saint-Honoré, n° 21, déclare et certifie à qui il appartiendra que le nommé Jean Gauthier, âgé de trente-huit ans, rue Plumet, n° 47, à Vaugirard, a montré, dans les journées mémorables de juillet dernier, le plus entier dévouement et le plus grand courage pour la défense de nos libertés publique. Il faisait partie de la compagnie que je commandai lorsque, dans la journée du 28 juillet, après avoir contribué à la prise du pont d’Austerlitz, il s’est trouvé cerné au pont de Cbaînes et fait prisonnier au nombre de dix hommes, dont je faisais partie. Nous fûmes nommément (sic) jetés dans les caves du Carrousel, dont il ne fut tiré que le lendemain 29 par la prise du Louvre lorsque M. Baduel, élève de l’Ecole polytechnique y fut blessé. Il contribua courageusement à l’attaque et à la prise des Tuileries, aux affaires des rues Saint-Honoré et de l’Echelle et se trouva à toutes les affaires dangereuses. Il est malheureusement sans ouvrage et chargé de son épouse. Sa douloureuse situation mérite les récompenses nationales. Je le recommande à cet effet comme un homme dévoué. » Il signa, le 6 octobre 1830, le certificat suivant en faveur de Pégorier, Charles : « Je, soussigné, Joseph Mayerski, commandant de cent quatre-vingt-dix hommes qui se sont portés au pont d’Austerlitz le 27 juillet et ont combattu contre le 1er régiment de cuirassiers, certifie que le nommé Pégorier, Charles, demeurant rue Sainte-Croix, n° 11, a combattu avec les plus grands courage et dévouement pendant les deux journées de Juillet des 27 et 28 et a été fait prisonnier à 10 heures du soir pendant que ledit Mayerski était en patrouille dont ledit Pégorier faisait partie sous ses ordres, qu’à 11 heures ils (c’est qui ce ils ?) ont été conduits au Carrousel et à 6 heures du matin, d’après les ordres du maréchal Raguse, assisté du commissaire de police de la place du Carrousel, ont été enfouis dans la cave du château des Tuileries et ont été mis en liberté après la prise du Louvre, entre 9 et 10 heures. Il a fait partie de ceux qui se sont emparé du château et de ceux qui s’étaient portés à la rue de l’Echelle, où il a été blessé par une balle dans la jambe gauche, et dans les reins par un pavé, qui l’a retenu au lit pendant quinze jours, sans avoir obtenu aucune récompense. Il est chargé d’une nombreuse famille et est digne de récompense. » Il demeurait 21, rue du Marché-Saint-Honoré (par erreur 21, M. des Jacob. sur les listes du Constitutionnel) en septembre 1830. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gauthier, Jean ; Archives de Paris VK3 50 in dossier Pégorier, Charles.