Mazier, Emile, Louis, Charles, François

Biographie


Né le 29 juin 1804 à Nantes. Commis de roulage. « A fait tous ses efforts pour ramener au combat les citoyens qui en revenaient, il n’a pu y réussir ; du reste, il a fait preuve d’une grande et bonne volonté et de beaucoup de courage. » selon la Commission des récompenses nationales. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 31 juillet 1831. Il signa, en juillet 1831, la réclamation suivante, en faveur de Jeanjot, Louis, et avec Trastour (voir ce nom), lieutenant, décoré de Juillet, Poubeau (voir Poubeau, Henri), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) et Bouedron (voir Bouedron, Antoine) : « Les soussignés, tous décorés de Juillet, osent prendre la liberté de vous prier d’accueillir la réclamation suivante qu’ils ont l’honneur de soumettre à votre justice. Ils attestent que le nommé Jeanjot, Louis, ex-officier, actuellement sous-lieutenant dans la garde nationale, employé dans les bureaux de l’Ami de la charte, journal patriote de Nantes, a pris, un des premiers, les armes dans la journée du 30 juillet 1830, qu’il a travaillé aux barricades et à la coupure du pont de Pirmil, avec un zèle infatigable, qu’il s’est particulièrement fait remarquer à l’affaire de la place des Martyrs et qu’il a constamment donné des preuves de son ardent patriotisme, chaque fois que nos libertés publiques étaient menacées. La part active que ce brave citoyen a prise à notre glorieuse régénération politique impose aux soussignés le devoir de signaler sa courageuse conduite qui lui fait obtenir la médaille, récompense qui nous semble bien faible en raison des services signalés qu’il a rendus à la cause nationale, car il était au premier rang parmi ses compagnons d’armes et tous ceux qui l’accompagnaient sont décorés de la Croix de Juillet. Les soussignés osent se flatter que cet honorable patriote jouira bientôt des mêmes honneurs que ceux qui leur sont décernés, si vous daignez leur servir d’interprète auprès de MM. les membres de la Commission des récompenses nationales. Dans cet espoir, ils ont l’honneur, etc. » Il signa, le 26 août 1831, avec Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Santerre (voir ce nom), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Mabon (voir ce nom), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Taupier (voir Taupier, Emile), Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) et Ageron (voir Ageron, Joseph) le certificat suivant en faveur de Fabre, Auguste : « Les soussignés, décorés de Juillet, on l’honneur de vous exposer, que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir des renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens, Auguste Fabre. Confiants dans son bon droit nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense ; à l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence nous venons vous prier, Monsieur le ministre, d’accorder à notre brave concitoyen Auguste Fabre la décoration de juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il fut un des signataires, avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean) Santerre (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Mabon (voir ce nom), Taupier (voir Taupier, Emile), Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie) et Voruz (voir Voruz, Jean, Simon), de la lettre suivante adressée au roi en faveur de Rocher, Michel (voir ce nom) et ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mît sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté à bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir les renseignements sur un de nos concitoyens, Michel Rocher, négociant à Nantes. Confiants dans son bon droit, nous n’avons pas fait de démarche auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense. A l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence, nous venons vous prier, M. le ministre, d’accorder à notre concitoyen, Michel Rocher, la décoration de Juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, M. le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il était célibataire en 1830. Il demeurait rue Mercœur à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831.

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