Mazière, Jean, Hippolyte

Biographie


Né vers 1799. Ayant servi six années, il avait sauvé la vie au général Couture (laissé pour mort manque une ligne) en 1817 ; devenu peintre en bâtiment en 1830. Il fut blessé d’une forte contusion au côté droit, avec excoriation de la peau, suite à un coup de canon de fusil reçu le 29 juillet 1830, avenue de Paris à Versailles, selon un certificat délivré par l’hospice de Versailles. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants propriétaires et patentés de cette ville, certifions à tous qu’il appartiendra que le ciel le sieur Mazières, Jean, Hippolyte, né à Versailles, y demeurant rue de la Pompe n° 38, ouvrier peintre en bâtiment, marié, père de famille (4 enfants), qui a à sa charge son père âgé de 81 ans, est de bonne vie et mœurs, qu’il s’est distingué d’une manière remarquable dans les journées à jamais mémorables de juillet 1830, savoir : le 27, en arrêtant et ramenant à la mairie plusieurs voitures chargées d’avoine et de pain, destinées aux troupes de l’ex-garde royale, conduites par des soldats du train, qui se dirigeaient sur Saint-Cloud et Paris (il les a arrêtées à la butte de Picardie). Le 28, il a arrêté également la voiture où était Mme de Polignac, escortée par cinq gendarmes d’élite et conduite à la mairie. Le 29, stimulé par des bons citoyens de la ville, il a aussi fait mettre bas les armes à 102 gendarmes à cheval de Paris, dont il a même été blessé d’un coup de baïonnette dans le côté (mais légèrement). Le 30, il était du nombre des trois cents citoyens armés de cette ville qui ont marché sur Rambouillet, sous les ordres du colonel Poque (voir Poque, Beauvais) aide-de-camp du général Lafayette, qui fut blessé et, le 3 août, il a suivi la colonne parisienne et fait donner les pièces d’artillerie de l’Ecole de Saint-Cyr accompagnant les élèves de celle polytechnique. En foi de quoi, nous délivrons le présent pour servir et valoir ce que de raison. Versailles, le 18 septembre 1830 : J. Verry, propriétaire ; Liasse, sapeur-pompier ; Leblanc, propriétaire ; Ablin-Feuillard, sapeur-pompier ; Coulbeaux-Brière, peintre ; Ginard, propriétaire ; Lhuillier, caporal des sapeurs-pompiers ; Parfait, sergent de grenadiers ; Arasse ; Démousseau, sergent : Louisse ; Durand, propriétaire ; Aury, armurier ; Orange (voir ce nom), capitaine d’état-major. Le second : « Je, soussigné, certifie, moi Leblanc, marchand boulanger, propriétaire rue de la Pompe n° 38, déclare que le nommé Hippolyte Mazière, peintre en bâtiment, demeure chez nous depuis deux ans et six mois et qu’il s’est toujours conduit en honnête homme. En quoi, je lui délivre le présent certificat, pour lui servir et valoir comme de droit. » A Versailles, le 21 septembre 1831 : Cinquier ; Leblanc. Le 24 juillet 1831, il sollicita auprès du roi la croix et un emploi dans les domaines de la Couronne. Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur une Croix de Juillet que demandait Mazières : « Il n’est pas constant que le sieur Mazières ait été blessé, et sa conduite est d’ailleurs commune à beaucoup de citoyens ; la Commission estime qu’il n’y a pas lieu de donner suite à sa demande. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, et sollicitait la décoration de Juillet, ou une place de garde forestier ou de garde portier, pour avoir, le 27 juillet, arrêté et ramené à la mairie plusieurs voitures chargées d’avoine et de pain destinées à la garde royale.. Il était porteur du certificat médical suivant, à en-tête de l’hospice royal de Versailles : « Nous, soussigné, médecin en chef de l’hospice royal de Versailles, certifions que le nommé Mazière, Jean, Hippolyte est venu me consulter dans les premiers jours d’août 1830, pour une forte contusion dans le côté droit avec excoriation de la peau, suite d’un coup de canon de fusil qu’il a reçu le 29 juillet de la même année dans l’avenue de Paris. » Signé, le 4 octobre 1831 : Noble, A. Il était aussi porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants, propriétaires et patentés de Versailles, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur Mazière, Jean, Hippolyte […] s’est distingué d’une manière remarquable dans les journées à jamais mémorables de juillet 1830. Savoir le 27, en arrêtant et ramenant à la mairie plusieurs voitures chargées d’avoine et de pain destinées aux troupes de l’ex-garde royale, conduites par des soldats du train qui se dirigeaient sur Saint-Cloud et Paris (il les a arrêtées à la butte de Picardie). Le 28, a également arrêté la voiture où était Mme de Polignac escortée par cinq gendarmes d’élite et conduite à la mairie. Le 29, stimulé par des bons citoyens de la ville, il a également fait mettre bas les armes à cent deux gendarmes à cheval de Paris dont il a été blessé d’un coup de baïonnette dans le côté, mais légèrement. Le 30, il a été du nombre des trois cents citoyens armés de cette ville qui ont marché sur Rambouillet sous les ordres du colonel Poque (voir Poque, Beauvais) aide du camp du général Lafayette, qui fut blessé, et le 3 août, qu’il a suivi la colonne parisienne et fait donner les pièces d’artillerie de l’école de Saint-Cyr accompagnant les élèves de celle de Polytechnique. » Signé, à Versailles, le 18 septembre 1830 : Very, J., propriétaire, demeurant à Versailles ; Gérard, propriétaire, demeurant à Versailles ; Feuillard, sapeur-pompier, demeurant à Versailles ; Lhuillier, cap. sapeur-pompier, demeurant à Versailles ; Arrasse, demeurant à Versailles ; Ablin, demeurant à Versailles ; Ouri ou Oury, demeurant à Versailles ; Coulbeaux, propriétaire, demeurant à Versailles ; Durant, propriétaire, demeurant à Versailles ; Leblanc, propriétaire, demeurant à Versailles ; Liasse, sapeur-pompier, demeurant à Versailles ; Orange, capitaine d’état-major, demeurant à Versailles ; Brière, peintre, demeurant à Versailles ; Parfait, sergent de grenadiers, demeurant à Versailles ; Denouseaux, sergent, demeurant à Versailles. Il était père de trois ou quatre enfants qu’il avait « peine à alimenter du fruit de ses travaux de peintre en bâtiment, qui depuis près de deux ans ont cessé pour lui », sa femme enceinte, et avait son père, âgé de 81 ans, à charge en 1830. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 38, rue de la Pompe à Versailles en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise (sous le nom de Mazières, Hippolyte).

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