Mendez, César

Biographie


Né le 31 juillet 1791 à Bayonne (ou à Came in Archives nationales F/1dIII/94) (Pyrénées-Atlantiques). Employé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Mendet, César sur les listes du Moniteur universel). Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut l’un des signataires, comme « ancien officier de cavalerie légère », (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » En 1848, il était négociant et participa à la révolution de Février. Il sollicita, auprès de la nouvelle Commission des récompenses nationales une place, soit une direction des postes, soit une inspection dans les hospices, bureaux de bienfaisance, halles ou marchés, poids et mesures, soit d’inspecteur dans la navigation ou les pompes funèbres, « première demande qu’il ose faire et dont il a grand besoin pour sa famille ». A cette occasion, il donnait les indications suivantes concernant sa biographie : « César Mendez a l’honneur de vous exposer que comme tous les jeunes gens des premières familles de France, il fut nommé garde d’honneur de l’Empereur ; il fit les campagnes de Saxe, de France et de Waterloo. Après la retraite de Liepzick, il fut chargé de traverser le Rhin pour détruire les embarcations afin d’arrêter la marche de l’ennemi. Ayant à contenir les habitants, soutenus par un parti de cosaques, cette mission ne fut pas sans péril ni sans gloire. Officier de cavalerie en 1814, il fut désigné pour la croix de la Légion d’honneur, que la rentrée de l’ennemi à Paris l’empêcha de recevoir. En 1815, rentré à Bayonne en demi-solde, un corps d’armée espagnol, commandé par le général O’Donnel, investit la place, alors dépourvue de troupes. L’exposant, de concert avec ses concitoyens, organisa la défense de la ville et après plusieurs pourparlers avec le général espagnol le détermina à lever le siège, sans tenter une attaque. La France conserva l’important matériel de ses arsenaux de terre et de mer et les habitants n’eurent point à rougir d’une occupation d’autant plus dure que le soldat espagnol avait de cruelles représailles à exercer. L’exposant ayant contrarié le gouvernement, qui voulait laisser cette place forte à l’ennemi ainsi que l’étaient toutes celles de France, punit l’exposant de l’exil de 1815 à 1817, le raya du contrôle des officiers français et lui enleva ainsi son avenir militaire. En 1830, il prit les armes pour la défense de nos lois et fut décoré de la Croix de Juillet. En février 1848, il combattit pour la liberté. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens de la ville de Bayonne (Basses-Pyrénées), du présent domiciliés à Paris, déclarons qu’il est de notre connaissance que le citoyen César Mendez, ancien officier de cavalerie, a puissamment concouru à l’organisation de la défense de la place de Bayonne en 1815, totalement dépourvue de troupes et assiégée par un corps d’armée espagnol sous les ordres du général O’Donnel, qui voulait s’emparer de la ville d’accord avec les puissances alliées contre la France. Il est encore de notre connaissance que sa conduite ferme et patriotique et l’opposition courageuse qu’il fit au gouvernement des Bourbons le firent exiler depuis 1815 jusqu’en 1817. » Signé, le 20 juin 1848 : Saint-Martin, Hyacinthe, ancien officier, chevalier de la Légion d’honneur ; Suarez, J ?, ex- garde d’honneur au 3e régiment ; Salaignac ; Figarol illisible ; Rodriguailles illisible, Ch. : Valeri illisible, ancien porte-drapeau de la légion libérale en Espagne (Catalogne). Son frère, Mendez, Auguste (voir ce nom), avait rédigé la lettre suivante en sa faveur et adressée à Guinard, demeurant 68, rue Saint-Louis : « Mon frère aîné, ancien officier de cavalerie sous l’Empire, décoré de Juillet, a, comme tout le monde, subi les conséquences de notre révolution républicaine. Il faut qu’il ait un emploi ; notre bon camarade Flottard peut le lui donner. Je viens vous demander deux lignes, comme vous savez les écrire, pour Flottard, de ces lignes qu’on ne donne pas à l’homme dont on veut se défaire par des banalités convenues mais qui viennent du cœur et que vous savez écrire. Je compte sur vous, cher citoyen, comme vous pouvez compter sur un homme qui, hélas ! hélas ! n’a jamais fait défaut, ni aux hommes ni aux choses. Notre camarade Donat, que vous avez recommandé conjointement avec Flottard et Cogniard, va réussir à la poste. Dear, I am to you. Le vice-président, Mendez. » Cogniard, Hippolyte, Jean (voir ce nom) apostilla ainsi la lettre : « En qualité de président de la Commission des délégués de Juillet, je recommande à la haute justice et à la bienveillance fraternelle du citoyen Guinard notre camarade Mendez dont le patriotisme, le caractère honorable et le dévouement sont connus de tous. Je suis heureux de pouvoir me porter garant de la loyauté et des sentiments pleins d’honneur du citoyen Mendez. […] » Le comité d’enquête institué près la Commission des récompenses nationales le recommanda pour l’emploi d’inspecteur dans la navigation. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il demeurait 40, rue du Faubourg-Poissonnière en 1831 ; 25, boulevard Bonne-Nouvelle en 1848. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement. Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/94 ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations. Il y a dans Archives nationales F/7/6742 (dossier Basses-Pyrénées) un Mendez, Brutus, rédacteur-gérant du Courrier de Bayonne, condamné par le tribunal civil de Bayonne, en juin 1830, à trois mois de prison et trois cents francs damende en raison dun article inséré dans le n° 61 en mai 1830 (sans doute un article intitulé Commerce entre Rome et Naples, repris de la Gazette des cultes, en date du 25 avril, gazette parisienne elle-même poursuivie à la suite de la parution de cet article). Le 10 janvier 1830, le sous-préfet de Bayonne donnait au ministre de lIntérieur les indications suivantes concernant ce journal : « Le 8 octobre dernier, jai eu lhonneur de rendre compte à Votre Excellence de la publication des premiers numéros du Courrier de Bayonne et de la Péninsule. Quoique portant une couleur marquée, ce journal se présenta dabord sans démontrer une rédaction trop hostile, en gardant toutes les rigueurs pour le gouvernement portugais et se montrant non seulement peu frondeur mais quelquefois obséquieux pour Sa Majesté catholique, espérant sans doute, sous le voile de cette modification de pénétrer dans la péninsule et dy acquérir quelque popularité au moyen du feuilleton émis en langue castillane qui occupait une partie de son format. Mais les propriétaires de cet écrit périodique nayant pu obtenir son admission en Espagne, ont bientôt supprimé ce feuilleton et nayant plus aucun ménagement à garder dans cet intérêt, ils ont pris leur essor dans toute lintensité de leurs sentiments politiques. Le premier gérant responsable, qui navait accédé à cette affaire que dans lobjet dune spéculation financière, a été remplacé par un Israélite, le sieur Brutus Mendez, dont les principes absolus sont en harmonie avec le nom. Sous lempire de cette modification, le Courrier de Bayonne et de la Péninsule a pris place parmi les journaux les plus hostiles de province. Javais pensé que lépoque du 1er janvier, fin de trimestre de la publication, serait avec le terme de beaucoup dabonnements celui de la durée de cet écrit périodique ; mon attente a été trompée, il na perdu que peu dabonnements et bien que le nombre actuel ne soit pas tel quil puisse seulement couvrir les frais, les propriétaires paraissent disposés à continuer. On massure quils reçoivent quelques subventions secrètes et cette assertion puisée dans le bureau du journal mérite quelque confiance ; jessaierai de lapprofondir. […] » Autre source : Archives nationales BB 18 1184, dossier 3589. Dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, n° 113 paru en 1967, il est fait mention dun sieur Mendez, Brutus, qui se voit refuser en 1828 lautorisation de transformer son école en pensionnat dans la commune de Saint-Esprit (qui deviendra plus tard un quartier de Bayonne) consulter à ce sujet Archives nationales F 17 9008 (3) et la presse bayonnaise. Dans louvrage de Françoise Cadilhon De Voltaire à Jules Ferry, paru aux Presses universitaires de Bordeaux, à Talence en 1995, Mendez Brutus est dit exercer depuis 1816 comme directeur dune école primaire juive. Dans lEspérance, journal du protestantisme évangélique du 18 juillet 1843, on lit larticle suivant : « On lit dans la Sentinelle de Bayonne, du 8 : « Une déplorable catastrophe est venue affliger hier la population de Saint-Esprit et de Bayonne. A sept heures et demie du matin, M. Brutus Mendez, percepteur des contributions à Saint-Esprit, sest rendu au cimetière israélite. Là il sest tiré un coup de pistolet dans le cœur ; il est tombé sur le coup, et le malheureux a rendu le dernier soupir sur la tombe de sa mère. » Il y a dans Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Fistel fils, Nicolas, Louis, un Mendes qui ajoutait lapostille suivante : « Je, soussigné, ancien chef de division de lentreprise Audry de Puiraveau, Gallot et Cie, déclare véridique lexposé ci-dessus et reconnaît que le sieur Fistel sest très bien battu dans les mémorables journées de Juillet. » à la suite du certificat suivant signé par Watteville, Adolphe (voir ce nom) et ainsi rédigé : « Je, soussigné, décoré de Juillet, ancien administrateur de lentreprise Audry de Puiraveau, Gallot et Cie, certifie que le sieur Fistel fils aîné, employé dans notre administration a pris, un des premiers, les armes, lors de la glorieuse révolution de juillet 1830, quil sen est servi avec le plus grand courage pendant les trois jours de combat et quenfin il ne les a déposées quaprès laffaire de Rambouillet, à laquelle il a pris part. Si le sieur Fistel na point eu lhonneur de recevoir encore la décoration de Juillet, cest que jusquà présent ses affaires ne lui ont point permis de faire les démarches nécessaires pour obtenir cette récompense, étant depuis près dun an en Belgique, où il est encore retenu, par suite des blessures quil a reçues en combattant contre les Hollandais. »

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